Grosse gelée au cours de la nuit. Une fine couche de glace flotte à la surface des seaux dans lesquels je récupère un peu d’eau de pluie, en complément de la première cuve mise en place l’an dernier. Le Gunnera que j’avais laissé devant le chalet, en attente de lui trouver sa place, a mauvaise mine ; les deux grandes feuilles ont gelé, j’espère que la motte n’a pas souffert. On verra dans quelques jours, si un peu de vert réapparaît ça et là… Construit dans l’après-midi une première boîte à lasagnes, de deux mètres de long sur quatre-vingt centimètres de large, sur une hauteur de quarante centimètres. Avec des planches de récupération et des piquets en noisetier. De fait, je récupère parfois de la volige provenant de vieilles charpentes, en général sous forme de planches de deux mètres, plus ou moins droites (plutôt moins que plus) et plus ou moins décorées de trous d’insectes (plutôt plus que moins). Je les utilise pour construire mes bacs de plantation. Parfois, je récupère également des morceaux de plus grosse section qui ont l’air encore assez solides : solives, bastaings, liteaux, lambourdes, poutres (n’en jetez plus, c’est lourd !) qui deviennent piquets, marches d’escalier, établis, etc. C’est mon pote Antonio, couvreur de son état, qui, plutôt que de les conduire à la déchèterie, nous apporte régulièrement des charpentes entières qu’il démonte dans le cadre de ses interventions. Pour l’essentiel, ce bois alimente les cheminées. La journée se termine devant la télé, pour une émission de France 5 consacrée à Pierre Rabhi. Chic planète !