S'il est aujourd'hui peut-être moins connu que Barbarella et autres Valérian ou Laureline, Lone Sloane n’en est pas moins né dans la même décennie que la belle aventurière de l'espace signée Forest et les deux agents spatio-temporels de Christin et Mézières. Et voici qu’après quatorze années d'absence et une fin brutale, le héros aux yeux rouges de Philippe Druillet revient à la vie. Lone Sloane est de retour, et il n’a rien perdu de son baroque flamboyant !

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Chaos

« Lone Sloane, ce néo-terrien aux yeux rouges, ce personnage leitmotiv de l'œuvre de Philippe Druillet... »

Patrick Gaumer dans le Dictionnaire mondial de la bande dessinée, Larousse - 1994

Sur la planète Kazhann, la huitième du Système de Shaan, un train se prépare pour un long voyage. Obéissant aux ordres de leur Commandeur, la Légion de Shaan doit escorter jusqu'à un lieu tenu secret le précieux sarcophage qui constitue l'unique chargement de ce convoi.

SLH-Lone-Sloane-une.jpgCe cercueil hermétiquement scellé contient la dépouille de l'ennemi juré de l'Imperator Shaan. Un adversaire si terrible que son nom à peine chuchoté fait encore trembler de rage et de colère les guerriers qui composent sa Légion. Ce nom est celui du chien aux yeux rouges, du capitaine de l'O Sidarta, du néo-terrien Lone Sloane. Pirate, guerrier, aventurier, il est difficile de définir Lone Sloane. Une chose est certaine pourtant, sa disparition devant Carthage emplit de joie le cœur de l'Imperator Shaan et de ses séides.

Cependant, même mort, Sloane peut encore se révéler un adversaire redoutable. Aussi, l'Imperator préfère-t-il confiner en un lieu tenu secret cet embarrassant cadavre. Car nombreux sont ceux qui s'intéressent au corps du « héros ». Il y a bien évidemment Yearl, le fidèle compagnon de Sloane, qui est à sa recherche à bord du vaisseau O Sidharta. Mais il y a aussi d'autres puissances, tels les Barons Bleus de la caste des divins collectionneurs, qui voient en Sloane l'instrument ou l'allié idéal pour chasser l'Imperator Shaan d'un trône qu'il occupe depuis trop longtemps à leur goût.

Alors que le Commandeur et sa Légion Shaan embarquent pour ce long et périlleux voyage à travers les steppes de Kazhann, parcourues par des hordes barbares, une ombre se faufile dans l'obscurité. Elle est envoyée par les adversaires de Shaan. Sa mission est on ne peut plus simple : réveiller le chien aux yeux rouges de sa mortelle léthargie.

Car une fois Sloane revenu d'entre les morts, le destin de l'univers s'accomplira sans heurts. Le chaos succédera à l'ordre et l'ordre au chaos, ainsi est il écrit. L'affrontement ne sera pas celui de la nuit contre le jour, de l'ombre contre la lumière, mais il est certain qu'un seul des deux adversaires sortira vainqueur de cette ultime rencontre. Le chien aux yeux rouges face au démon noir, Lone Sloane contre l'Imperator Shaan... Pour un dernier duel.

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Le métal hurle encore

« Druillet est sans conteste notre meilleur dessinateur fantastique à l'heure actuelle. »

Jacques Sadoul dans Panorama de la bande dessinée, J'ai lu - 1976

Créée par Philippe Druillet, la série Lone Sloane a plus de trente ans d'existence. Trois longues décennies, avec des éclipses plus ou moins marquées et pas moins de six éditeurs différents.

Derrière la naïveté du trait des origines, les premiers exploits graphiques du chien aux yeux rouges ont conservé une modernité incomparable. Car Druillet est plus qu'un simple dessinateur, c'est un créateur. Sans cesse à la recherche de nouveaux moyens d'exprimer son art, la bande dessinée n'est qu'une facette de son talent protéiforme.

C'est donc en 1966 que le personnage de Lone Sloane fait sa toute première apparition, dans un album intitulé Le Mystère des abîmes. Cette œuvre de jeunesse, d'un graphisme proche de l'amateurisme, est doublement influencée par la BD franco-belge d'alors et par les space operas de papier d'outre-Atlantique. Pourtant, on distingue déjà, ça et là, dans les décors, quelques formes architecturales surprenantes et un souci pointilleux du détail.

Mais les véritables débuts du chien aux yeux rouges sont à chercher, quelques années plus tard, dans les pages du légendaire magazine Pilote. Ces premières histoires courtes ne ressemblent pas encore au Druillet baroque et démesuré auquel nous sommes désormais habitués, mais l'on assiste au fil des planches à la naissance d'un style très personnel, aisément reconnaissable et, de fait, rarement imité. Le scénario de ces premières aventures est d'autant plus classique qu'il s'inspire, à l'évidence, des grandes quêtes mythologiques. Sloane est un Ulysse cosmique à la recherche de son Ithaque, un Jason sidéral en quête de sa Toison d'or. Le premier volet des aventures de Lone Sloane se conclut donc fort logiquement lorsque le chien aux yeux rouges retrouve son navire spatial, l'O Sidarta, et son fidèle compagnon, Yearl.

On trouve dans les premières planches de Druillet des influences diverses. Ses double-pages grandioses font bien évidemment penser aux splash-pages de Jack Kirby (Fantastic Four). Son utilisation du noir et blanc rappelle les mangas de Takao Saito (Golgo 13). La finesse et la précision extrême de certains de ses dessins évoquent dans leur exécution le travail de Gustave Doré.

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Chaque histoire, et surtout chaque album, lui donne l'occasion de s'essayer à de nouvelles techniques. Ainsi, La Nuit et Gail lui permettent d'intégrer des photographies dans ses planches. Il retravaille ces images afin qu'elles s’intègrent complètement à l'ensemble, une technique qu’on retrouvera dans Carthage pour le personnage de Salammbô.

Avec Matho, Philippe Druillet s'initie à l'infographie et travaille avec Technology Artwork, une équipe de jeunes spécialistes de ce nouvel outil, qu'il crédite pour la couverture et les deux dernières pages de l'album. Druillet sera d'ailleurs l'un des premiers créateurs de BD européenne à ne pas cacher que d'autres personnes participent à ses œuvres — ainsi, dès les années 70, il fait apparaître au générique de ses albums le nom de son lettreur ou de son coloriste (lorsqu'il ne se charge pas lui-même de la mise en couleurs)(1).

Après avoir tenté nombre d'expériences en marge de la bande dessinée dans les années 90, Philippe Druillet revient donc vers le 9e art avec une nouvelle aventure de son héros fétiche. Aussi, le chien aux yeux rouges étant mort (ou presque) à la fin de Matho, cet album, Chaos, apparaît doublement comme celui de la résurrection. Le retour à la vie du célèbre personnage n'intervient d'ailleurs qu'à la fin du récit de ce nouvel album. Réduit à l'état de cadavre en stase, Sloane joue pour l'essentiel un rôle passif dans le Chaos qui se déchaîne. Druillet profite de l’inaction forcée de son héros pour nous faire découvrir les mondes brièvement évoqués dans les albums précédents de la série. Cette latitude lui permet de laisser libre cours à son talent, mêlant un dessin pointilleux à l'extrême et des photomontages retravaillés. Malgré le passage des ans, le style de Philippe Druillet n’a pas évolué. Ses décors sont toujours flamboyants, ses personnages masculins intriguant et ses créatures féminines un brin stéréotypées. Druillet reste Druillet, même au sein du Chaos...

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Le grand œuvre de Druillet : Salammbô

« Druillet a entrepris une gigantesque transposition du Salammbô de Gustave Flaubert, où le dessinateur a vu un scénario d'heroic-fantasy, un "film fabuleux" avec Lone Sloane dans le rôle de Matho. »

Thierry Groensteen dans La bande dessinée depuis 1975, MA Editions - 1985

Si l'on porte un regard d'ensemble sur les albums de Druillet, deux titres sortent du lot. Il y a d'abord Les 6 voyages de Lone Sloane, où l'auteur recrée totalement le personnage esquissé dans le péché de jeunesse qu'est Le Mystère des abîmes. Et puis, surtout, il y a la superbe trilogie qu'est Salammbô.

SLH-Lone-Sloane-salammbo2.jpgSi Salammbô le roman est né de l'envie de Gustave Flaubert (1821-1880) d'écrire un roman exotique, Salammbô la bande dessinée a vu le jour après une relecture du livre. C'est Philippe Koechlin, rédacteur en chef du magazine Rock & Folk, qui susurra le nom de Salammbô à l'oreille de Philippe Druillet. Cette nouvelle lecture du classique de Flaubert provoque un déclic chez le dessinateur, qui choisit bientôt d'éclairer le visage de Salammbô au rayon laser. Adapter Salammbô en bande dessinée, qui plus est en BD S-F, est un défi pour le moins surprenant. Druillet s’y attelle tout d’abord dans les pages de Métal Hurlant, support idéal pour une telle expérience. Mais Druillet ne peut s'embarquer seul dans pareille aventure. Il invite donc son personnage fétiche à se joindre à lui en lui confiant le rôle de Matho.

Dès le début, Druillet conçoit cette adaptation sous forme de trois albums de 53 planches. Selon les propres termes du dessinateur, le texte de Flaubert est tour à tour respecté intégralement, parfois adapté, ou bien encore, suivant la nécessité, totalement réécrit(2).

En plongeant son héros dans l'histoire de Carthage, revue et corrigée par Flaubert, Druillet réussit un coup de maître. Il trouve dans l'auteur de Madame Bovary un scénariste à sa mesure. Flaubert apporte une passion qui manquait au personnage de Sloane. En devenant le Matho du roman, le chien aux yeux rouges tombe éperdument amoureux de la belle Salammbô. Il ne fait qu'entrevoir son visage sur l'écran de son ordinateur et il se languit aussitôt de sa beauté. Il massacre son équipage, perd son plus beau vaisseau et franchit la Porte des dieux sans jambes pour la rejoindre. La personnalité de Sloane s'efface alors au profit de celle de Matho, mercenaire à la solde de cette Carthage de l'espace. Il n'est qu'un ver de terre face à la sublime Salammbô, vierge prêtresse de la déesse Tânit et fille d'Hamilcar, le général carthaginois.

Là où Flaubert décrit les peuples les plus barbares et les moins connus de l'Antiquité, Druillet conçoit les créatures (extraterrestres ?) les plus étranges. Mais le discours reste le même. Le texte et l'image se rejoignent pour mettre en évidence la permanence des désirs humains. Pour Druillet, « Salammbô est un peu l'histoire d'un monde d'aujourd'hui, d'un monde qui s'effondre ». Là où le romancier faisait preuve d'une érudition et d'un travail de recherche méticuleux, le dessinateur préfère faire œuvre d'imagination graphique. Une imagination que l'on sait débordante au simple vu de ses travaux précédents et qui font incontestablement de la trilogie Salammbô le grand œuvre de Philippe Druillet(3).

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L'autre Druillet

« Une carrière impressionnante qui va bien au-delà du cadre étroit de la bande dessinée. »

L'Encyclopédie des bandes dessinées dirigée par Marjorie Alessandrini, Albin Michel - 1979

Créateur de Lone Sloane en 1966, co-fondateur du magazine Métal Hurlant en 1975(4), Philippe Druillet apparaît comme une figure incontournable de la bande dessinée française. Reste, on l’a dit, qu’on ne peut circonscrire Druillet à la seule sphère de la BD. Dès ses débuts, il prouve qu'il est un illustrateur de talent en signant quelques-unes des couvertures de Fiction, de Galaxie et de certains ouvrages du Club du Livre d'Anticipation. Intéressé par l'œuvre grandiose de Richard Wagner, il collabore au projet de Wagner Space Opera de Rolf Liebermann, à l'Opéra de Paris. Il travaille, en 1982, sur un court-métrage de cinéma intitulé Le Clone, avant de se lancer dans des expériences de sculpture pour Daum et d'architecture pour la RATP avec la station Porte de la Villette.

En 1986, il donne du mouvement à ses dessins en créant la série d'animation Bleu, l'enfant de la Terre, diffusée sur Canal Plus et Antenne 2. Pour reconnaître ici le trait fort particulier de Druillet, il faut néanmoins faire un certain effort. Ecrit par Philippe Druillet et Benjamin Legrand, le scénario de ce dessin animé nous invite à suivre la quête de Bleu, l'enfant de la Terre, à la recherche de ses parents dans le monde d'après la Grande Erreur. Sa quête est contrariée par Jamal, l'empereur des forces du Mal. Les bédéphiles apprécieront cependant l'un des personnages que croise Bleu au détour d'un épisode. Il est présenté comme le rival idiot de Jamal et répond au nom de Nosferatu...

En 1990, Druillet expérimente un nouveau média en réalisant Excalibur, clip vidéo pour le chanteur William Sheller. Trois ans plus tard, il offre à La Géode un spectacle mêlant images de synthèse et lasers, inspiré de la bataille de Salammbô.

SLH-Lone-Sloane-ring.jpgSa soif de découvrir et d'exploiter d'autres modes d'expression ne s'arrête pas là. Il travaille ensuite sur Xcalibur, une série d'animation en images de synthèse, puis sur Ring, un jeu vidéo de Cryo Interactive inspiré de la Tétralogie de Richard Wagner (encore !).

Parallèlement à ces expérimentations, Druillet teste toutes les techniques de dessin et de peinture au travers d'œuvres qu'il expose ou regroupe dans de luxueux recueils — tel le Doisneau/Druillet intitulé Un Paris de fou, une manière d’hommage au grand photographe mêlant photos de celui-ci, texte de Stan Barets et dessins du créateur de Lone Sloane.

Touche à tout, Philippe Druillet ne pouvait rester éternellement éloigné du monde de la bande dessinée. Il ne pouvait non plus abandonner Lone Sloane, sa contrepartie de fiction, dans les limbes de la mort virtuelle. Chaos permet de retrouver le style inimitable de Druillet et ses couleurs si personnelles. Un dessin qu’on adore ou déteste, mais qui ne laisse sûrement pas indifférent.

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Histoire de conclure

Auteur incontournable de la BD S-F, Druillet se rappelle donc à notre bon souvenir en ramenant son héros fétiche sur le devant de la scène. Même si ce dernier album n'est pas à la hauteur des précédents (il pâtit d’une intrigue inexistante), sa parution et la réédition simultanée chez Albin Michel de la quasi-totalité des aventures de Lone Sloane a permis de retrouver, dans les rayons des librairies, ce grand artiste au talent inimitable. On attend déjà la suite annoncée des aventures du chien aux yeux rouges, Babel, que Druillet devrait mettre en images sur un scénario original du romancier Serge Lehman — de quoi espérer cette fois une véritable histoire.

Notes :

(1) Dom (lettrage de Yragaël et autres), Roquemartine (lettrage de « Nova »), Anne Delobel (mise en couleurs de Matho), Jean-Paul Fernandez (mise en couleurs sur bleus de Chaos), Jef Cortes (infographie de Chaos) sont quelques-uns des collaborateurs de Philippe Druillet.
(2) Cf. le texte de présentation de Salammbô dans Métal Hurlant n°48 de février 1980.
(3) Albin Michel a réédité les trois tomes de Salammbô sous forme d'un seul et unique volume en 2000.
(4) Les autres pères fondateurs de Métal Hurlant sont Jean Giraud/Moebius, Jean-Pierre Dionnet et Bernard Farkas.

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Philippe Druillet

(principaux travaux BD) :

1966

Lone Sloane: Le mystère des abîmes (scénario et dessins - Eric Losfeld Editeur et Lone Sloane 66, Les Humanoïdes Associés 1977)

1970

«AAARRRZZZ» (scénario et dessins - Comics 130 n°2 et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

1970-71

«Lone Sloane: Le trône du dieu noir» (scénario et dessins - Pilote hebdomadaire n°538 et Les 6 voyages de Lone Sloane, Dargaud 1972)

«Lone Sloane: Les îles du vent sauvage» (scénario et dessins - Pilote hebdomadaire n°553 et Les 6 voyages de Lone Sloane, Dargaud 1972)

«Lone Sloane: Rose» (scénario et dessins - Pilote hebdomadaire n°562 et Les 6 voyages de Lone Sloane, Dargaud 1972)

«Lone Sloane: Torkedara Varenkor» (scénario et dessins - Pilote hebdomadaire n°569 et Les 6 voyages de Lone Sloane, Dargaud 1972)

«Lone Sloane: O Sidarta» (scénario et dessins - Pilote hebdomadaire n°578 et Les 6 voyages de Lone Sloane, Dargaud 1972)

«Lone Sloane: Terre» (scénario et dessins - Pilote hebdomadaire n°598 et Les 6 voyages de Lone Sloane, Dargaud 1972)

1972

Lone Sloane: Delirius (dessins/scénario de Jacques Lob - Pilote hebdomadaire n°651 à 666 et Delirius, Dargaud 1974)

1973

«Demain peut-être» (dessins/scénario de Jean-Pierre Dionnet - Pilote n°733 et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

Vuzz (scénario et dessins - Phenix n°28, 30 à 35 et Vuzz, Dargaud 1974)

1973-74

Yragaël ou la fin des temps (dessins/scénario de Michel DemuthPilote hebdomadaire n°695, 702, 712, 727, 735 et 748 et Yragaël ou la fin des temps, Dargaud 1974)

1974

«Lone Sloane: Nova» (scénario et dessins - Pilote n°1 et Lone Sloane 66, Les Humanoïdes Associés 1977)

1974-76

Urm le fou (scénario et dessins - Pilote n°4, 10, 13bis et 21bis et Urm le fou, Dargaud 1976

1975

«Rut» (scénario et dessins - Métal Hurlant n°1 et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

«Agorn» (scénario et dessins - Métal Hurlant n°1 et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

«Approche sur Centauri» (scénario/dessins de Moebius - Métal Hurlant n°1)

Gail (scénario et dessins - Métal Hurlant n°2 et Gail, Philippe Druillet 1978)

«Les aventures d'Yrris» (scénario/dessins d'Alexis - Métal Hurlant n°3 et 4 et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

«La reine noire» (dessins/scénario de Gotlib - Métal Hurlant n°3)

1975-76

«La Nuit» (scénario et dessins - Rock & Folk n°101 à 117 et La Nuit, Les Humanoïdes Associés 1978)

1976

«Hamilton Potemkine» (scénario et dessins - Métal Hurlant n°5 et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

«Plein le froc» (scénario et dessins - L'Echo des Savanes n°13 et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

«Hamilton Potemkine: Sable» (scénario et dessins - L'Echo des Savanes n°15 et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

«La reine dorée» (scénario/dessins de Bihannic - Métal Hurlant n°6)

«Histoire du cube de pierre» (scénario/dessins de Bihannic - Charlie Mensuel n°89)

«Firaz» (scénario/dessins de Mr Picotto - Pilote 28bis)

1976-77

Vuzz (scénario et dessin - Métal Hurlant n°7 à 15 et Vuzz: Là-bas, Les Humanoïdes Associés 1978)

1977

«Saint Naufrage» (dessins/scénario de Michel Demuth - Lone Sloane 66, Les Humanoïdes Associés 1977)

«Histoire du Mage Acrylic et de ses perturbations vibratoires» (scénario/dessins de Bihannic - Métal Hurlant n°24 et Le Mage Acrylic, Les Humanoïdes Associés 1982)

«Firaz» (scénario/dessins de Mr Picotto - Pilote 35bis)

«4 pages d'énergie pure» (dessins/scénario de Gotlib - Fluide Glacial n°20 et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

1977-78

Gail (scénario et dessins - Métal Hurlant n°18 à 20 et 21 à 27 et Gail, Philippe Druillet 1978)

1978

«Les fous» (scénario et dessins - (A Suivre) n°3 et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

«La jarretière (noces)» (scénario et dessins - Métal Hurlant n°32 et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

«Firaz» (scénario/dessins de Mr Picotto - Pilote n°44bis)

«Tout doux...» (scénario/dessins de Didier Eberoni - Rock & Folk n°140)

«Danse» (scénario et dessins - Métal Hurlant n°34 et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

«Le messager des ombres» (dessins/scénario de Jacques Lob - Métal Hurlant  n°36bis et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

1979

«Firaz» (scénario/dessins de Mr Picotto - Pilote n°65bis)

«Histoires sèches» (scénario et dessins - Métal Hurlant n°39bis et Mirages, Les Humanoïdes Associés 1980)

«Guerre» (scénario et dessins - Métal Hurlant n°42bis)

1979-80

Nosferatu n'est pas mort (scénario et dessins - Pilote n°61, 63, 72 et 76 et Nosferatu, Dargaud 1989)

1980

Lone Sloane: Salammbô (adaptation et dessins/texte original de Gustave Flaubert - Métal Hurlant n°48 à 54 et Salammbô, Les Humanoïdes Associés 1980)

1981-82

Lone Sloane: Carthage (adaptation et dessins/texte original de Gustave Flaubert - Pilote n°88, 95-96, 98 à102 et Carthage, Dargaud 1982)

1984

«Rock» (scénario et dessins - Pilote n°124)

1986

Lone Sloane: Salammbô 3 - Matho (adaptation et dessins/texte original de Gustave Flaubert - Dargaud Editeur)

1991

Canal Choc: Les corps masqués (planche 32/scénario de Christin, dessins d'Aymond, Labiano & Chapelle et encrage d'Aymond - Les Humanoïdes Associés)

1994

Manuel, l'enfant rêve (dessins/texte de Jacques Attali - Stock)

2000

Lone Sloane: Chaos (scénario et dessins - L'Echo des Savanes n°190 à 196 et Chaos, Albin Michel 2000)

2012

Lone Sloane : Delirius 2 (scénario de Jacques Lob et Benjamin Legrand - Drugstore 2012)