Voilà presque une semaine qu’il pleut. En plus, il y a du vent et maintenant il fait froid. Si j’étais courageux, j’en profiterais pour travailler pour ma petite maison d’éditions – mais je suis plutôt fracasse. Tout juste assez d’énergie pour partir en chasse sur internet, pour le compte de la Maison d’Ailleurs. J’ai un budget à dépenser, des mancolistes à réduire au mieux et des demandes précises de la part du conservateur en charge des collections – en particulier en rapport avec les projets d’exposition. Payé mes charges sociales du trimestre à l’AGESSA – après la virée en Belgique et le financement de mes petits travaux de plomberie, me voilà à pas grand-chose sur mon compte courant. Et j’ai fini le stock de patates. Je profite d’une accalmie pour installer une grande bâche contre le mur ouest du chalet et vider l’eau qui s’accumule sur le vitrage des châssis sous lesquels végètent les tomates plantées trop tôt – je le savais mais ce sont des pieds qu’on m’a donnés…