« Lost my love, lost my land
Lost the last place I could stand… »

On ne compte plus les séries annulées avant leur terme : on peut citer les cas récents de The Lone Gunmen (spin-off raré de X-Files bon, c’était mérité), de la paranoïaque Utopia, de l’historico-paranoïaque Manhattan, de la funky The Get-Down et de la pansexuelle Sense8, séries arrêtées au bout d’une ou deux saison. Mais s’il y a bien une série entre toutes dont l’annulation au terme d’une demi-saison rime avec frustration, c’est Firefly. La première diffusion de Firefly remonte à maintenant quinze ans, et on en reste un peu orphelin.

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Créée par Joss Whedon, déjà à l’origine deBuffy contre les vampires quelques années plus tôt, Firefly offre un mélange de space opera et de western, avec un humour et une tendresse incroyables, et aurait certainement pu devenir l’une des séries majeures de science-fiction des années 2000. Si du moins on lui en avait donné le temps.

La série a été diffusée par la Fox à l’automne 2002, d’une manière qu’on qualifiera poliment d’absurde. La chaîne aurait-elle voulu saborder la série qu’elle ne s’y serait pas prise autrement. Peu satisfaite par le pilote, la Fox a choisi de commencer la diffusion par l’épisode 2 avant d’enchaîner sur l’épisode 3… puis l’épisode 6. Quant au pilote, le véritable épisode 1, il a été diffusé en onzième position… juste après l’épisode final 14. Quant aux épisodes 11, 12 et 13, ils n’ont jamais été diffusés aux USA. Allez comprendre l’arc narratif dans de telles conditions…

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Et l’histoire justement ? Dans quelques siècles d’ici : après l’épuisement des ressources de la Terre (« the Earth that was »), l’humanité s’est exilée dans un nouveau système solaire – un système plutôt complexe, car il semble comprendre plusieurs étoiles et une belle quantité de planètes, dont une grande partie a bénéficié d’une terraformation. Les choses n’ont pas beaucoup changé pour autant : il y a toujours des oppresseurs et donc des oppressés. De fait, un relatif équilibre a eu cours pendant un temps, les planètes extérieures de ce système stellaire conservant leur indépendance, jusqu’à ce que l’Alliance, formée des colons de descendances américaine et chinoise, décide d’appliquer la même politique partout et annexe ces planètes extérieures sans trop leur demander leur avis. S’ensuit une féroce guerre entre les indépendantistes – les « Browncoats » – et l’Alliance, qui se solde par la victoire de cette dernière.

Nous voici en 2517, quelques années après la fin de ce conflit. Ancien « Browncoat », Malcolm Reynolds (Nathan Fillion) est le capitaine d’un petit vaisseau de classe Firefly, le Serenity, avec lequel il fait du convoyage de marchandises entre les planètes extérieures – le plus loin possible de l’Alliance. Le nom du vaisseau ne doit rien au hasard : la bataille de Serenity Valley, à laquelle a pris part Malcolm, est celle qui a signé la défaite des Browncoats (en flashback dans l’épisode 1). Il y a là du passif… L’équipage comprend, outre Malcolm Reynolds, sa seconde, l’efficace et pragmatique Zoey (Gina Torres), dont le mari, l’adorable Hoban Washburne (Alan Tudyk), tient le manche à balai du Serenity. Dans la salle des machines, il y a la jeune et délurée Kaylee (Jewel Staite). Et comme on a toujours besoin de gros bras, le mercenaire Jayne Cobb (Adam Baldwin) est là pour ça… tant qu’on le paye, faut pas déconner, hé. Sans oublier la charmante Inara Serra (Morena Baccarin), une « compagne », c’est-à-dire une courtisane de luxe, qui loue l’une des deux navettes du Serenity. Le huitième épisode, « La Panne », revient sur la constitution progressive de l’équipage, sous forme de flashbacks alors que Mal est seul à bord d’un Serenity à la dérive dans l’espace.

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De gauche à droite : Adam Baldwin, Summer Glau, Sean Maher, Nathan Fillion, Morena Baccarin, Gina Torres, Alan Tudyk, Jewel Staite et Ron Glass

L’histoire débute quand le Serenity se pose sur la planète Persephone, après avoir pillé un vaisseau abandonné. Tout en tentant de négocier le recel des marchandises dérobées auprès d’une vieille connaissance que les scrupules n’étouffent guère, Malcolm se retrouve à accepter des « Nouveaux Passagers » – qui donnent leur titre à cet épisode –, à savoir un vieux pasteur, Derrial Book (Ron Glass), et un jeune médecin, Simon Tam (Sean Maher), qui garde avec lui une caisse volumineuse dont il ne se sépare guère. Une fois le Serenity dans l’espace, Tam se retrouve à dévoiler le contenu de la caisse : le corps, plongé en hibernation de sa sœur, River (Summer Glau). Et il s’avère que la jeune femme a quelques soucis, le moindre d’entre eux étant d’être parfaitement asociale et émotionnellement instable, un autre étant qu’elle est recherchée par l’Alliance.

Au fil des aventures de l’équipage de Malcolm, le personnage de River Tam va servir de fil rouge… d’autant que l’Alliance va envoyer à ses trousses des types pas franchement sympathiques – en particulier un chasseur de prime coriace ou un Opérateur aussi impavide que dangereux. Dans « Intrusion », lorsque l’équipage du Serenity infiltre un hôpital, on en apprend davantage sur les capacités de la jeune femme. L’Alliance n’est pas le seul ennemi : le troisième épisode, « Pilleurs d’épaves », confronte l’équipage du Serenity aux Ravageurs, ces féroces maraudeurs dégénérés qui hantent l’espace et dont il est déconseillé de croiser le chemin si l’on tient à sa santé et son intégrité physique — parce que, au fait, ce sont des cannibales.

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Le Serenity, vaisseau de classe Firefly 03-K64

Entretemps, Malcolm Reynolds aura prouvé que, s’il a beau être un contrebandier de l’espace, il n’en est pas moins pourvu d’un cœur (« L’Attaque du train » le voit renoncer à une rentrée d’argent pour mieux aider des démunis) et qu’il sait demeurer fidèle à ses anciens compagnons de route (« Le Message » raconte comment il ramène le corps d’un défunt frère d’arme à ses proches).

Située dans un futur relativement distant, la série se permet aussi quelques délicieux aspects rétro : dans « Le Duel », Mal doit se battre dans un duel à l’ancienne ; dans « Sains et saufs », les contrebandiers se retrouvent à jouer aux cowboys… avec un troupeau de vaches. Plus tard, « Mission secours » assume pleinement son aspect western, lorsque l’équipage du Serenity protège les femmes d’un bordel contre un caïd local, dans la plus pure tradition far-west.

On rencontre de loin en loin quelques personnages récurrents, comme Saffron, jeune femme à l’opulente poitrine qui, à la suite d’un quiproquo impliquant une obscure coutume, se déclare l’épouse de Malcolm Reynolds, et qui s’avère loin d’être l’ingénue qu’elle veut paraître (« La Femme du commandant ») ; sa trajectoire l’amène cependant à finir comme un « Déchet précieux ». L’odieux chef du crime organisé, Adelei Niska, après le tour que lui a joué Mal dans « L’Attaque du train », revient et cherche à se venger dans « Histoires anciennes », un épisode où River révèle de terrifiantes aptitudes de combat.

Les tensions entre River et le reste de l’équipage du Serenity atteignent leur comble lors de l’ultime épisode, « Objet volante identifié  ». De fait, la jeune femme peut réellement représenter un danger pour autrui ; River elle-même se sent en porte-à-faux avec Mal et les autres. Mais un chasseur de prime débarque à bord du Serenity, dans le but de kidnapper River. Après bien des échaufourées, l’épisode se termine par la résolution des conflits. Et ?

« Well… here I am. »

Et voilà. Savoir que l’histoire ne se poursuit pas au terme de ce quatorzième épisode produit un sentiment de frustation exacerbé. La série ne se termine certes pas sur un cliffhanger insoutenable, mais, pour le spectateur s’étant pris d’amitié pour les personnages, il en reste une profonde déception. La série commençait tout juste à montrer son potentiel  ; du stade « c’est sympa », elle se préparait à passer au stade « hé, c’est vraiment bien ». Et *pouf*, c’est la fin.

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Wash et ses dinos
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L'Opérateur

Une annulation d’autant plus dommage que Firefly se distingue par plusieurs qualités. La première et non la moindre réside dans son équipage  : du roublard Malcolm Reynolds, loser magnifique ne sacrifiant jamais ses idéaux, à l’ingénue Kaylee en passant par l’odieux Jayne (sans oublier la très fiable Zoe, et Wash et ses dinosaures en jouets), Joss Whedon propose une galerie de personnages, dont les relations vont bien sûr évoluer au fil des épisodes. Un écheveau un brin archétypal mais des plus attachants. Les neuf acteurs principaux sont au meilleur de leur forme, et l’alchimie régnant entre eux est réelle. Quant aux personnages secondaires ne sont pas en reste, comme Saffron (Christina Hendricks), arnaqueuse de première qui s’amourache de Malcolm, ou bien l’Opérateur, cet efficace agent au service de l’Alliance. Joss Whedon est plutôt doué pour gérer des groupes de personnages et leur dynamique ; Firefly le prouve, au même titre que Buffy ou Avengers.

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Autre qualité notable : la cohérence de l’univers (pardon : le ‘verse) mis en place. Décors et costumes y contribuent. C’est bien simple, on veut bien y croire, à ce système stellaire et ses habitants. Pas d’artifices comme l’hyperespace : les vaisseaux se déplacent tous à vitesse infraluminique… et, surtout, n’émettent aucun son dans l’espace (voilà qui satisfera ceux qu’énervent les rugissements d’astronefs dans le vide). Et quand il y a une atmosphère pour porter le son : qu’importe si la plupart des planètes extérieures ont toutes une apparence sèche et poussiéreuse – cela s’explique par le fait que ledites planètes n’ont pas bénéficié de terraformation poussée. La cohérence s’applique aussi à la culture : l’Alliance consistant en un mélange de culture américaine/occidentale et chinoise, de nombreux termes chinois sont venus enrichir le vocabulaire (sans oublier quelques jurons bien typiques : « this gorram [something] »).

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Le 'verse

Un petit mot sur le vaisseau Serenity : comme dans bon nombre de space operas, l’astronef a une importance cruciale dans l’ambiance générale (on pense au Millenium Falcon, mais aussi au XB 982 de Valérian et Laureline), et il acquiert une véritable présence, avec une géographie palpable – le décor construit en deux parties (étage supérieur, étage inférieur) y contribue grandement.

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De plus, l’ambiance mêlant western et space opera fonctionne parfaitement ; l’inoubliable générique, bel hymne à la liberté, en forme l’exemple parfait. De fait, les space operas sont souvent considérés comme des westerns situés dans l’espace, et rien n’est plus vrai avec Firefly. Certes, l’originalité de la chose n’a rien de foudroyant, mais l’atmosphère, l’humour plein d’un doux second degré et les personnages font passer à l’arrière-plan les éventuels défauts de la série (notamment son petit budget).

« There's no place I can be
Since I've found Serenity »

Parfois, les séries injustement annulées ont bénéficié d’une mobilisation des fans leur permettant une conclusion (Star Trek en particulier, qui a bénéficié d’une troisième saison, et, plus récemment, Sense8 , qui devrait avoir un double épisode conclusif), ou, leur réputation aidant, d’un retour tardif sur les écrans (X-Files ou Twin Peaks, pour des résultats pour le moins discutables). Les appels des fans auprès de la Fox n’y a rien fait, la série n’est pas allée au-delà de son quatorzième épisode. Au fil des années, en guise de lot de consolation, on a pu revoir les acteurs principaux dans d’autres séries ( Castle pour Nathan Fillion, Hannibal pour Gina Torres, et surtout Con-Man d’Alan Tudyk, où l’interprète de Walsh propose une version romancée et pastiche de sa vie d’acteur post-Firefly).

L’histoire de Firefly aurait pu s’arrêter là, avec une communauté de fans vivant sur la nostalgie de cette série trop vite annulée. Sauf que non. Joss Whedon est allé toquer à la porte des studios Universal et leur a demandé de produire un long-métrage, qui permettrait de mettre un point final à la série. Du moins, des points de suspension.

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Tourné entre 2003 et 2004, Serenity conclut donc la plupart des pistes narratives laissées ouvertes. Le film débute peu de temps après la fin de la série : Derrial Book a quitté le vaisseau, et Simon Tam exprime son envie de partir à son tour en compagnie de River, après une violente dispute avec Mal Reynolds. Néanmoins, les événements prennent un tour inattendu : une crise de River amène l’Opérateur à revenir dans le jeu. De fil en aiguille et de piège en piège, le Serenity se rapproche d’une planète oubliée, Miranda. L’origine des Ravageurs et les méfaits de l’Alliance y seront révélés.

Long de deux heures, Serenity est une aventure consistante, qui tire partie de son joli budget. On pourra toutefois regretter que la fraîcheur et le côté gentiment cheap de la série se soient un peu perdus en chemin. Il n’empêche : sans être flamboyant, le long-métrage demeure de qualité. Un goût de cendre imprègne la fin du film, avec la disparition de deux des personnages principaux.

Et, encore une fois, l’histoire ne s’arrête pas avec le générique de fin de Serenity.

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En 2005, pour les amateurs de jeux de rôle désireux de continuer à explorer le ‘verse, Serenity est sorti chez Margaret Weis Productions, et a été suivi de plusieurs suppléments. En 2014, c’est un autre jeu de rôle, Firefly, qui est sorti chez le même éditeur, avec une mécanique de jeu différente. (Mais, n’ayant joué ni à l’un ni l’autre, je ne peux rien faire de plus qu’en signaler l’existence.)

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C’est aussi en 2005 que les premiers comics estampillés Serenity ont commencé à paraître chez Dark Horse, éditeur de comics spécialisé dans la poursuite de séries télé annulées). Le premier hardcover, titré Those left behind (2007 ; scénarios de Joss Whedon et Brett Matthews, dessins de Will Conrad), contient une histoire en trois épisodes. Celle-ci fait le lien entre la série et le film Serenity. Et… bon, c'est bien son seul intérêt : l'histoire met Malcolm Reynolds en prise avec un revenant, tiré de l'épisode 1 de la série TV, lors d'une chasse au trésor sur les lieux d'une ancienne bataille. Sympathique, sans que cela donne envie de crier au génie. Le ton de l’histoire rappelle celui de certaines nouvelles d'Eric Brown, en particulier sa série de nouvelles Salvage.

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Le deuxième hardcover, titré Better Days & other stories (2008  ; scénarios de Joss Whedon et Brett Matthews, dessins de Will Conrad), contient quatre histoires. La première et la plus longue, « Better Days », se situe chronologiquement quelque part entre la série TV et le comic Those left behind, et qualitativement dans la même lignée. Une histoire de contrebande et de bien mal acquis, avec quelques passages assez réjouissants (lorsque les personnages livrent leurs fantasmes s'ils devenaient du jour au lendemain extrêmement riches). Un bon moment de lecture, qui approfondit les personnages, et qui n'est pas plombé par la volonté de faire absolument le lien entre la série TV et le film. Les deux histoires suivantes, « The Other Half » et « Downtime », sont très courtes (une petite dizaine de pages chaque), et sont d'un intérêt assez limité — montrer que River Tam peut s'avérer super bad-ass… mais ça, on le savait déjà. Enfin, « Float Out » est la première histoire à s'aventurer après les événements du film Serenity. Indécis quant au nom à donner à leur vaisseau spatial, trois individus partagent leurs souvenirs de Wash. Un autre bon moment de lecture.

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The Shepherd's Tale (2010 ; scénario de Joss Whedon et Zach Whedon, dessins de Chris Samnee), comme son titre l'indique, se penche sur le personnage du pasteur Derrial Book. Dans la série, l'individu est du genre mystérieux : il fait preuve d'une connaissance étonnante en matière d'armes à feux et de compétences de combat à mains nues, inattendues chez un homme d'église. Ce Shepherd's Tale entreprend donc de raconter, à rebours, par flashbacks successifs, l'histoire du pasteur. Qui n'a pas toujours été pasteur. Et qui ne s'est pas toujours appelé Derrial Book. Et c'est plutôt agréable à suivre, avec un background étoffé. Le dessin est plaisant, en ne s'obligeant pas à demeurer hyper fidèle aux traits des acteurs.

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Après trois titres sympathiques mais marquant le pas du côté de l’avancement de l’intrigue, les scénaristes ont décidé de faire avancer celle-ci. Leaves on the Wind (2014 ; scénario de Zach Whedon, dessins de Georges Jeanty) reprend donc les choses en main, les six épisodes de la mini-série se déroulant peu de temps après les événements du film Serenity. Mal Reynolds se cache, Zoey panse ses blessures et River est désormais derrière les manettes du vaisseau. Tandis que les médias débattent de la véracité des informations dévoilées par Mal, l’Alliance cherche à remettre la main sur River, notamment avec l’aide d’un revenant. Or, l’occasion se présente lorsque le Serenity doit rejoindre un hôpital… Dans le même temps, le mouvement de la Nouvelle Résistance veut à tout prix retrouver Mal, et, pour ce faire, fait appel à un autre revenant… Si l’aventure met un peu de temps à démarrer – le temps de montrer les nouvelles relations existant entre les personnages –, elle évite cependant de tomber dans le fan-service de base. Surtout, au lieu de proposer une conclusion à tout Firefly, le comic ouvre un nouvel arc narratif. Une histoire bonus de dix pages termine le volume : l’intérêt réside surtout dans les dessins de Fabio Moon que dans l’intrigue, minimale.

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La conclusion de Leaves on the wind mène tout droit à No power in the ‘verse (2017 ; scénario de Chris Roberson, dessins de Georges Jeantt), nouvelle mini-série en six épisodes qui tient son titre d’une phrase prononcée par River Tam dans l’épisode « Histoires anciennes » : « No power in the ‘verse can stop me », déclare-t-elle après avoir occis trois hommes de main les yeux fermés. Bref  : River est donc ici l’objet de toutes les attention, surtout auprès des personnes l’ayant éduqué et fait d’elle ce qu’elle a été (et pourrait bien redevenir). Quant à Mal, il entre en contact avec une certaine Mericourt, afin de libérer l’une des têtes pensantes de la Nouvelle Résistance. Mais cette Mericourt a des buts bien précis, au coût humain un peu trop élevé pour Mal. Là aussi, le volume s’achève par une histoire bonus, dix pages au dessin très disneyien, où River raconte un conte… où l’on reconnait sans peine l’histoire de Zoe et Wash. Aussi mignon que charmant.

Concernant l’intrigue générale, Leaves on the wind et No power in the ‘verse ont le mérite de faire avancer l’histoire, mais partagent les mêmes défauts : des dessins au trait parfois discutable, des personnages principaux n’étant que l’ombre de ce qu’ils étaient dans la série et des nouveaux arrivants peu mémorables. C’est sympa, mais on ne vibre plus de la même manière. L’ensemble paraît surtout destiné à un public de fans (dont l’auteur de ces lignes) ne voulant pas lâcher l’affaire. La fin de No power in the ‘verse semble diriger Firefly vers une conclusion, qui pourrait advenir d’ici quelques mini-série : à savoir, la fin de l’Alliance. Qui sait quels seront les tours et détours scénaristiques y menant ? On verra…

Quoi qu’il en soit, où que mène la suite, on saura gré à Joss Whedon d’avoir créé, en une petite quinzaine d’épisodes, l’une des séries les plus sympathiques du petit écran.

« And you can't take the sky from me. »