Au cours de ces dernières années, le public britannique a été peu à peu amusé et intrigué, puis passionné d’impatience par la parution successive de trois beaux volumes pourpres chez l’éditeur Allen and Unwin. Ils se présentaient sous une jaquette bizarre, timbrée d’un signe cabalistique malaisément déchiffrable qu’accompagnaient des caractères vaguement runiques. Le titre général : The Lord of the Rings (Le Seigneur des Anneaux), n’était guère éclairant, pas plus que les titres des trois parties correspondant aux trois volumes: La Compagnie de l’Anneau, Les Deux Tours, Le Retour du Roi

bouyer-fellowship.jpgMaintenant que l’œuvre achevée est entre nos mains, à qui la feuillette pour la première fois elle réserve une succession de surprises, pour ne pas dire de méprises, non moins déconcertantes. À première vue, pour peu qu’on ait la sagesse de lire d’affilée les quarante premières pages du premier volume, en résistant à l’envie de courir plus loin pour voir comment les choses vont se développer, on a l’impression de tomber sur un nouveau Jules Verne, mais d’une qualité nettement supérieure. Le meilleur des meilleurs départs de Jules Verne est évoqué ; le prologue rejoint et dépasse la scientifique fumisterie du Voyage au centre de la Terre, cependant que le premier chapitre vous jette in medias res, aussi étourdi et saisi de ce qui vous arrive que dans L’Ile à hélices ou mieux encore le Testament d’un excentrique. Mais à l’art étonnant du conteur se mêle ici l’effet d’un style savamment musical et archaïque, et déjà les premiers accords d’une poésie grandiose accompagnent le déroulement de ces longues phrases d’un humour imperturbable. Vous ne pouvez alors vous retenir de sauter aux appendices soi-disant explicatifs qui remplissent les cent pages serrées de la fin du 3e volume. Vous pensez derechef au pédantisme mystificateur des justifications savantes fournies par Jules Verne à Sens dessus dessous. Mais, au bout de quelques pages, vous vous prenez à hésiter. Est-il vraisemblable qu’un faussaire ait eu la géniale patience de composer ces cartes étrangement précises, ces généalogies aussi nombreuses, variées, compliquées que celles de la Bible, — avec des explications minutieuses qui vous perdent dans les dédales d’une linguistique, d’une héraldique, d’une chronologie qu’on ne peut croire absolument sur parole mais qu’on arrive encore moins à prendre pour le possible produit d’un seul cerveau… ? Encore n’est-ce pas tout: faut-il admettre vraiment que cet auteur déroutant aurait pu inventer de toutes pièces une langue (que dis-je une langue : plusieurs, avec leurs écritures différentes quoique subtilement apparentées…) ?

Mais au fait, qui est-il donc ce J. R. R. Tolkien, dont le nom, sans nul titre ou explication, est répété sur les trois volumes ? Un coup d’œil au Who’s who britannique nous apprend, ou nous rappelle, que ce nom est celui d’un des plus fameux philologues d’Oxford, Fellow de Merton, grand spécialiste des anciennes langues et littératures scandinaves. Nous nous souvenons alors que C. S. Lewis, dans sa célèbre autobiographie, l’a discrètement nommé, au passage, comme un ami catholique qui l’avait tout spécialement aidé à retrouver la foi chrétienne.

Ceci nous encourage quelque peu à situer l’atmosphère singulière dans laquelle le récit va nous enfoncer de plus en plus. Dans les personnages, — dans les faits que nous rencontrerons chemin faisant, dans cette onomastique et cette toponymie proliférantes mais où nous arriverons peu à peu à reprendre pied, n’y a-t-il pas quelque chose des Sagas nordiques, et en même temps des vieilles légendes celtiques, telles que celles-ci nous arrivent à travers le Mabbinogion, le Brut de Wace ou même le Morte d’Arthur… ? Oui, et bien d’autres choses encore que nous découvrirons, ou croirons découvrir, chemin faisant. Mais si nous nous avisons de scruter quelqu’une de ces analogies, nous serons déçus, ou plutôt notre curiosité, loin d’être satisfaite, n’en sera qu’irritée. Aucune de ces ressemblances n’est une parenté. Tous ces personnages, tous ces récits, tous les objets mystérieux et les sites inouïs qu’on va nous montrer sont comme Melchissédec : les généalogies prestigieuses dont les uns sont pourvus, les justifications élaborées pour les autres restent « sans père ni mère  », non seulement dans l’histoire, mais aussi bien dans la fable… Il faut nous y résigner avec ravissement : le monde « énorme et délicat  » du Seigneur des Anneaux est assurément un monde dont M. Tolkien lui seul a la clef, et c’est même un monde qu’il sorti tout entier de sa manche, en feignant de le tirer des vieux livres qui garnissent à Merton sa bibliothèque de savant chevronné, en une science où les initiés sont particulièrement rares.

Mais avançons-nous davantage dans notre lecture. Nous ne sommes pas, tant s’en faut, au bout de nos étonnements. Nous avions commencé par nous familiariser avec un curieux pays, le « Shire  », c’est-à-dire le Comté où les « Hobbits  » mènent une vie bourgeoisement paisible et légèrement fantasque. Qui sont ces Hobbits ? On nous l’explique, comme tout le reste, avec un luxe généreux d’érudition folâtre. Une sorte à part de petits hommes aux fréquentations telluriques, ils ne sont pas sans rappeler les gnomes de Grimm, mais leur idiosyncrasie reste savoureusement britannique. Deux héros vont peu à peu se détacher d’une compagnie abondant en figures variées, mais toutes également pittoresques. C’est Mr. Frodo Baggins, et son fidèle compagnon, Sam. On pense au couple de Don Quichotte et de Sancho Pança, si souvent imité. Mais avec quel brio il a été anglicisé, ou plutôt « hobbitisé  » ! Il y a chez Frodo un Hamlet frotté d’humour qui serait un « squire  » campagnard, grand voyageur par intermittence, érudit et surtout méditatif, mais chez qui le chevalier émerge à l’improviste de l’épicurien et finira sans invraisemblance dans un « transitus  », tel aussi bien qu’Hénoch ou qu’Œdipe à Colone. Auprès de lui, Sam, le fils de l’inénarrable « Gaffer  », a le bon sens exactement proverbial de Sancho, avec une fidélité que l’étourderie, la curiosité badaude, mais non pas aucun égoïsme, peuvent traverser sans jamais la mettre vraiment en péril. Mais son abattage et son astuce de « cockney  » honnête, son inépuisable ingéniosité, des goûts qui sentent plutôt le terrien fraîchement remué lui composent une figure tout anglo-saxonne qui ne serait pas indigne de Chaucer. Et autour d’eux que de figures succulentes, dès ces premières pages et sans sortir du « Shire  » depuis les divers membres, masculins ou féminins, de la famille Baggins, jusqu’au fermier Maggot, autre croquant à faire pâlir nos fabliaux !

bouyer-twotowers.jpgCe réalisme familier n’est si agréablement prodigué que pour nous préparer aux plus hallucinantes figures, selon les meilleures traditions du fantastique anglo-saxon. Cela commence avec le sage Gandalf, dont la personnalité de sorcier bienfaisant prendra peu à peu, elle aussi, une grandeur non seulement épique, mais presque religieuse. En regard, les adversaires mystérieux s’annoncent bientôt, frappant tout de suite par le vague effroi de leur passage à peine entrevu. Eux aussi grandiront jusqu’à la stature de chevaliers d’apocalypse, puis de princes d’une horreur sans nom. C’est d’ailleurs un des traits les plus constants, mais les plus habilement filés, de cette œuvre singulière que la façon dont les personnages, d’abord d’une réalité presque cocasse, se transforment ou plutôt éclosent en figures grandioses.

La quête de Frodo et des compagnons hétéroclites qui s’attachent à ses pas va bientôt commencer. L’objet en restera partiellement obscur jusqu’à la fin. Il s’agit de ressaisir des anneaux magiques, dont un seul est en possession du petit peuple à première vue si peu porté à rien d’épique, et ainsi de conjurer la progression redoutable de la grande Ténèbre qui, jadis refoulée, menace à nouveau, avec le comté si paisible, tout un extraordinaire univers humain, pré-humain et préternaturel qui se révèlera à nous progressivement.

La quête commencera par la traversée d’une forêt mystérieuse qui assiège de ses énormes présences végétales, facilement maléfiques, la muraille protectrice du « Shire  ». Deux épisodes également oniriques y seront comme le présage de l’alternance d’aventures paradisiaques ou infernales que tient en réserve ce roman où l’épopée a toujours des couleurs d’apocalypse. C’est la nuit étouffante passée dans les tumuli hantés, et c’est la clairière ensoleillée où s’épanouit la singulière idylle de ce Tom Bombadil, vrai Puck de la forêt, avec lequel, pour la première fois, passe une coulée de poésie fantaisiste qui, de place en place, toujours renouvelée et toujours fidèle à son charme très à part, interrompra la prose du récit.

Après ces deux épisodes de féérie, la couleur de roman picaresque, mais très britannique, reprend, pour nous préparer insidieusement à une nouvelle plongée dans le fantastique le plus chargé de délicieuse angoisse : c’est la nuit passée à l’auberge du distrait, bavard et serviable Barliman Butterbur, « Au Poney qui piaffe  ». Autour d’elle rodent les cavaliers sombres, et nous allons y glisser d’une bouffonnerie shakespearienne aux épouvantes les mieux ménagées ; c’est, si l’on veut, Falstaff au château d’Otrante. Au cœur de cette nuit où nous tombons de Rabelais en Walpurgis, une des grandes rencontres du récit se produit: celle de l’énigmatique Strider, qui se révélera plus tard sous le nom d’Aragorn, avant d’apparaître comme le Roi attendu de Gondor.

Mais la quête va reprendre, en sa compagnie désormais, pour nous conduire d’abord dans la Cité des Elfes du Nord, où se tiendra le grand conseil de guerre d’Elrond. Nos vaillants compagnons ne l’atteindront pas sans un premier combat nocturne avec les cavaliers maudits. Le répit dont ils y jouiront après cela sera de courte durée. Il les préparera pour le grand voyage vers le sud, où s’étend de nouveau la Ténèbre, et l’accomplissement de la mission de Frodo. C’est alors qu’ils auront à passer par les défilés souterrains de Moria, où Gandalf semblera englouti par un pouvoir infernal. Ils en émergeront dans le royaume enchanté de Lothlórien, pour être les hôtes de la reine Galadriel. Cependant un nouveau compagnon s’adjoindra encore à eux, l’équivoque Gollum, détenteur des secrets des anneaux magiques, prêt à toutes les humiliations et les ruses pour recouvrer l’anneau que détient Frodo ; mais il sera vaincu finalement par la transparente simplicité de celui-ci.

Le cours de la grande Rivière, le long de laquelle flottera le corps de l’infortuné chevalier Boromir, les amènera auprès d’Isengard, la forteresse du magicien Saruman. D’abord ennemi, comme Gandalf, retrouvé sur ces entrefaites, de la puissance ténébreuse. Saruman s’est laissé gagner par le charme des talismans qu’il avait cru conjurer. Mais l’étonnante humanité végétale des Ents, venant au secours de nos amis, noiera sa cité maudite sous une inondation prodigieuse.

Alors entreront en scène les Cavaliers fidèles de Rohan. Grâce à eux, nous parviendrons à Minas Tirith, la cité de lumière, paralysée, comme une nouvelle «  terre gaste  », sous le charme équivoque des Palantirs, les miroirs magiques qui ont aussi bien séduit et perverti Saruman lui-même. Mais sa lutte avec Minas Morgul, la cité des ténèbres, va reprendre, grâce à l’arrivée du Roi attendu qui ressaisira le pouvoir des mains des Intendants défaillants. Il ne pourra cependant livrer le combat décisif contre l’obscur royaume de Mordor avant que Frodo, accompagné du fidèle Sam et du pervers Gollum, ait vaincu dans son repaire de cauchemar l’invisible Sauron et sacrifié définitivement le pouvoir des anneaux magiques...

Alors le Roi funèbre des Cavaliers noirs sera défait et, une fois de plus, la Ténèbre reculera. Mais le Seigneur de l’Anneau, avec les Princes victorieux, ses compagnons, ne pourra plus demeurer, après leurs expériences surnaturelles, dans la paix d’un royaume terrestre. Un vaisseau sans nom les emportera dans l’au-delà inaccessible des Îles occidentales. Cependant, le fidèle Sam ne se lassera pas de revivre ce rêve véritable dans la paix bien gagnée de son bonheur domestique…

Retracer ainsi les grands traits de ce récit le réduit au conte enfantin. Et c’est bien là, sans doute, la trame même d’un livre qui s’est composé d’année en année à partir des « histoires  » suivies qu’un père, aussi poète que savant, reprenait inlassablement pour des enfants, aussi logiquement imaginatifs que lui-même.

Mais raconter, et surtout hâtivement, ces « histoires  » admirablement filées ne peut donner la moindre idée des broderies merveilleuses qui ont fleuri cette trame, ni du trésor d’incrustations qui s’y est inséré, où le réalisme le plus amusant ou le plus profondément humain se mêle sans cesse à une poésie visionnaire, comme dans l’eau lumineuse des féeriques Palantirs.

Poétique, ce roman, qui est aussi bien un poème, et qui est traversé d’ailleurs de passages en vers rappelant à la fois les ballades celtiques, Vaughan... ou Lewis Carroll — poétique, ce roman l’est avant tout au sens étymologique, par un inépuisable pouvoir de création imaginaire. L’humanité, ou la faune mythologique, surhumaine ou sous-humaine, qui s’y mêle —, sont également convaincantes, et d’une profusion abasourdissante. Mais il est éminemment poétique par ses lieux enchantés, tour à tour proprement féeriques, comme le royaume de Lothlórien, idylliques comme le foyer de Tom Bombadil, magiques comme Isengard et ses abords, épiques (à la manière d’Homère ou de la Bible) comme les plaines de Rohan ou la cité royale de Gondor, démoniaques comme l’empire de Sauron. Il l’est plus encore peut-être par certains des épisodes qui s’y déroulent : la fête nostalgique chez les Elfes de Galadriel ; l’errement funèbre du corps de Boromir livré aux eaux mouvantes d’Anduin ; les marches hallucinantes dans les déserts, les souterrains, les forêts hantées qui parsèment le récit ; l’effrayante marche des ombres par la montagne des morts ; et par-dessus tout peut-être l’arrivée jusqu’à la citadelle de Minas Tirith, le suicide dément de l’Intendant Denethor dans le palais funéraire livré au feu, et finalement les combats titanesques et la victoire d’Elendil…

Poétique, enfin, il l’est encore à la fois par le romanesque des amitiés fidèles qui s’y poursuivent, des quelques rares et pudiques amours qui s’y nouent comme en marge du récit, et par les influences préternaturelles qui s’y entrevoient, autour des talismans (anneaux ou Palantirs), entre les magiciens surhumains et les énormes puissances d’une spiritualité sous-humaine qui les appuient ou les contrent…

bouyer-returnking.jpgOn pressent derrière cette poésie, à la fois si humaine et si fantastique, un sens caché mais partout présent. Il est remarquable que la puissance démoniaque y trouve comme une série d’avatars hiérarchisés, du faible mais retors Gollum à l’invisible Sauron, en passant par Saruman, le magicien blanc perdu par l’orgueil de ses pouvoirs, et le Roi effrayant des Nazgüls... Mais il est clair que la puissance lumineuse n’a que des serviteurs, en Gandalf, le sorcier bienfaisant, Aragorn, le roi de Gondor, en Frodo lui-même, le Vainqueur par excellence, parce que le pur, le désintéressé, qui a volontairement perdu dans l’abîme où il avait été forgé le talisman des pouvoirs préternaturels... Cette puissance elle-même reste l’Innommée, invisible évidemment même à l’œil lui-même invisible de Sauron, son ennemi ultime. C’est elle, cependant, que vont rejoindre les princes victorieux, passagers volontaires du navire perdu à l’Occident…

On pense, bien sûr, aux vieux récits magiques de la légende arthurienne, christianisés dans la Quête du Graal. Ici, cependant, chose surprenante, l’authenticité chrétienne de la spiritualité sous-jacente à cette poésie fantastique parait bien plus assurée. Et pourtant, pas une seule fois le Nom divin n’est prononcé, pas une seule allusion n’est faite au Sauveur. Mais les talismans, ici, ne sont pas superficiellement maquillés en sacrements : ils sont délibérément sacrifiés par une pureté, un désintéressement chèrement acquis, trop clairement tissés d’amour pour n’être pas issus de la foi, de cette foi en laquelle s’absorberont finalement les preux vainqueurs.

C. S. Lewis, et d’autres avec lui, n’ont pas craint de comparer cette œuvre insolite à celles de l’Arioste ou de Spenser. Elle supporte l’une et l’autre comparaisons, tout comme on dirait une forme inattendue de « science-fiction  », en même temps qu’elle est un roman policier d’une verve exceptionnelle, et une grande aventure fantastique qui éclipse Arthur Gordon Pym ou Moby Dick.

Je l’ai lue, non seulement avec le plaisir ravivé avec lequel je lisais à douze ans les meilleurs Jules Verne, mais avec une impatience sans cesse accrue de la suite d’un récit qui vous tient en haleine pendant mille pages sans une défaillance. Et des milliers sont déjà comme moi, non seulement dans les pays anglo-saxons mais partout où la littérature anglaise a quelques lecteurs.

Est-ce à dire que nous ayons là une œuvre destinée à demeurer, une espèce d’épopée sui generis de l’homme moderne rêvant éveillé ses problèmes les plus immédiats dans un cadre trompeusement archaïque où se retrouvent tous les symboles mythiques qui sont sans âge ? L’auteur lui-même, sans doute, accueillerait volontiers l’ironie possible du mot de Max Jacob sur le Soulier de Satin : « Ça fait chef-d’œuvre !  »

bouyer-hobbit.pngCe qui me convaincrait le mieux qu’il y a là plus que les prestiges d’une imagination exceptionnellement féconde, c’est que Mr. Frodo et son fidèle Sam ne me semblent pas des inconnus. Je me rappelle tel cottage anglais du comté de Warwick, le pays de Shakespeare, où j’ai passé dans un fauteuil, au coin de la cheminée, des soirées entières à écouter les récits, et surtout les digressions, d’un fermier. Il renouvelait intarissablement sa verve et mon intérêt au fond des pintes d’étain où lui-même nous versait une ale excellente : c’était Sam.

Et j’évoque non moins volontiers telle confortable maison, sur les Downs du Somerset, où je feuilletais les livres précieux d’un squire à l’âme poétique et pieuse, lequel, au cours de notre promenade, s’était interrompu dans ses récits de chasse pour me montrer au loin la nef de Wells et le Tor de Glastonbury. Maintenant, il me parlait d’Aelred de Rievaulx et de son traité De amicitia, avec la même ferveur, tout en nous remplissant deux verres de son meilleur sherry : je crois bien que c’était Frodo…

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