Petit bonheur du jour : trouvé sur Amazon la première édition française de Avant la route de Jack Kérouac, traduction de son premier roman, The Town and the City, écrit en 1946/49 et publié en 1950. Je l’avais acheté à l’époque en édition poche dans La Petite Vermillion, sauf que c’est composé tellement petit que c’est strictement illisible – et donc le livre était resté dans mes archives, tout neuf, tout inutile. Bien content d’avoir trouvé l’édition en grand format. Je m’aperçois que je n’ai en fait jamais lu ce roman de Kérouac – je crois bien avoir lu tous les autres, et une bonne partie de ses essais et articles, y compris des textes qui n’ont jamais été traduits (à ma connaissance) comme Wake Up ! qui est un essai sur la vie du Bouddha. Est-ce l’air du temps (on reparle beaucoup de Kérouac, avec l’adaptation de Sur la route au cinéma) ? Est-ce l’âge et la nostalgie ? La découverte de Kérouac vers seize ou dix-sept ans (il y a donc quarante ans !)m’a causé un choc immense. Ce qui est drôle, c’est que j’avais passé mon Sur la route à ma mère qui était devenue illico (et est restée)une inconditionnelle de l’auteur qu’elle relit régulièrement. En ce moment, elle relit la première version de Sur la route – le fameux rouleau écrit en trois semaines. Je pense que je vais me replonger dans Les vies parallèles de Jack Kerouac, la traduction (excellente : elle est signée Brice Matthieussent) de l’essai de Barry Gifford et Lawrence Lee paru en 1979 dans la passionnante collection Off, chez Veyrier. Lu et relu par la mère et le fils, mon exemplaire est quasiment en loques !