Bifrost : Au début 2011 sort Carnaval sans roi, avant-dernier roman du Rêve du démiurge, un cycle que tu as entamé il y a plus de quinze ans. Que ressens-tu à l'idée que cette œuvre est bientôt derrière toi ?

Francis Berthelot : Carnaval sans roi est le huitième roman du cycle, qui en comprendra neuf en tout. Le dernier, Abîme du rêve, est déjà écrit - du moins sous la forme d'un premier jet. Il me reste encore à le remanier, ce que je vais faire dans les mois à venir. Le cycle ne sera vraiment « derrière moi » que lorsqu'il aura été intégralement réédité (en 2012 si tout va bien). Mais dans mon rapport émotionnel avec les personnages, je suis déjà entré dans un après. Ce que j'en éprouve est ambigu : d'un côté une espèce de dépression post partum, de l'autre la conscience du travail que je dois encore fournir.

À cela s'ajoutent divers problèmes d'ordre familial et/ou existentiel. Ainsi que l'émergence de nouveaux projets que je voudrais réaliser, mais pour lesquels je n'ai plus énormément de temps (sinon d'énergie). J'ai bientôt soixante cinq ans et il me faut apprendre à vieillir : je n'aime pas beaucoup cette réalité.

Opérons un bref retour en arrière. En 1994, tu t'éloignes de la SF et de la Fantasy pour écrire L'Ombre d'un soldat, un roman d'apparence réaliste. Peux-tu revenir pour nous sur la genèse de ce livre ?

Étant né juste après la Deuxième Guerre mondiale, j'en suis resté marqué à vie. L'impression d'avoir échappé à un chaos tout noir. Tout petit, j'en ai entrevu les horreurs à travers les allusions (effrayées donc effrayantes) de mes parents. Cette réalité à la fois atroce et impossible à saisir est devenue génératrice de fantasmes. Par la suite, j'ai ressenti le besoin de creuser le sentiment que m'inspiraient les Allemands - un mélange de terreur et de fascination.

Quant à la réalisation du roman, elle n'a pas été simple. J'ai voulu y introduire d'autres éléments - dont la création d'une pièce de théâtre où l'histoire des personnages était mise en abîme. Du coup, sa structure est devenue boiteuse. Pour y remédier, j'ai dû l'amputer de quatre chapitres. Si l'ensemble à retrouvé une cohérence, il ne correspondait plus à ce que j'avais voulu écrire. Pour moi, quelque chose restait inachevé. D'où la nécessité, quelques années plus tard, de revenir dessus.

Ensuite tu publies Le Jongleur interrompu, puis Mélusath où le merveilleux se matérialise enfin, sous la forme du génie du théâtre. Pourquoi rentres-tu de plain-pied dans l'imaginaire précisément à ce moment-là ?

Le merveilleux est déjà sous-jacent dans L'Ombre d'un soldat avec le personnage du pantin-hussard qui dialogue avec le petit Olivier ; et même dans Le Jongleur Interrompu avec la légende de l'île d'Anaon selon laquelle les morts se réincarnent en oiseaux. En bon schizoïde, je n'établis guère de frontière entre le réel et l'imaginaire. Respecter les lois du possible, ce n'est pas dans ma nature profonde. À l'époque de Mélusath, les limites du champ réaliste m'ont paru aussi gênantes que les conventions de la SF.  Comme j'avais commencé à travailler avec les auteurs de la Nouvelle Fiction, auteurs de litt' gén' faisant une large place à l'imaginaire, je n'ai eu qu'à suivre ma pente naturelle. D'où ma formule « chassez le surnaturel, il revient au galop ».

Ce surnaturel, tel qu'il apparaît dans Mélusath, reflète ma perception du monde, mes fantasmes, les exigences de mon récit. Il n'est pas conditionné par les lois d'un genre - merveilleux, fantastique ou science-fiction. En le laissant se développer à sa guise dans les romans suivants, j'ai voulu créer une œuvre qui me ressemble. L'inconvénient est que le résultat est difficile à classer. D'où certains revers qui ont imprimé au cycle un parcours éditorial acrobatique.

Mélusath, c'est aussi le premier livre de la série où des personnages des romans précédents se croisent. Est-ce que tu te rends compte alors que tu vas écrire tout un cycle ?   

Pas vraiment. Mélusath me permet de revenir sur les chapitres retirés de L'Ombre d'un soldat et de régler les questions restées en suspens. Mais en l'achevant, il me vient l'envie de raconter la suite de l'histoire de certains personnages secondaires - comme Tom-Boulon - auxquels je me suis attaché. C'est ainsi que vont s'élaborer tour à tour Le Jeu du cormoran et Nuit de colère.

Puis en 2003, à la fin de Nuit de colère, tu présentes l'architecture complète du Rêve du démiurge, prévoyant même l'évolution du fantastique au fil des livres. Comment ce plan s'est-il mis en place ?

De façon purement logique. Il y avait un certain nombre de personnages et de thèmes que je voulais soit introduire, soit développer. Je me suis demandé combien de romans je devais écrire pour mener ce projet à bien. Il en fallait encore quatre, ce qui a porté à neuf le nombre de volumes du cycle. Ce sera donc une nonalogie ou ennealogie (pratique à placer dans la conversation !) Lors de la réédition, j'en publierai le schéma complet, avec les connexions entre les différents romans.

Revenons au théâtre. Le spectacle, la musique, le cirque et surtout, donc, le théâtre, occupent une grande place dans le Rêve… Est-ce parce que, comme l'explique le personnage de Muriel Ortan vers le milieu du cycle, le théâtre revendique sa nature mensongère pour mieux révéler la vérité, "l'immuable de l'homme" ?

Le théâtre m'a toujours fasciné, comme tous les jeux de masques qui montrent le faux pour révéler le vrai. J'en ai fait moi-même, en amateur, pendant quelques années, avant de devenir écrivain. Et j'ai autant de plaisir à lire le texte d'une pièce qu'à la voir représentée sur scène. Plusieurs chapitres du cycle sont d'ailleurs rédigés sous forme de dialogues théâtraux avec didascalies. Cela dit, tu as raison, je convoque régulièrement les arts du spectacle, le cirque, le chant, la danse, pour ouvrir des fenêtres à l'imaginaire, où pour procéder à des mises en abîme du récit. Quant à la musique, elle sous-tend toute mon œuvre, puisqu'il m'est impossible d'écrire - et même de vivre - sans musique. Prise comme sujet dans une nouvelle comme La Symphonie inaccessible, elle conditionne la structure de mes romans comme le rythme de mon écriture. Je pense d'ailleurs lui donner encore un rôle dramatique de premier plan dans un texte à venir.

Les thèmes au cœur du cycle, sont-ce, pour reprendre une formule de Nuit de colère, "Rêve et cruauté" ? Est-ce que, pour toi, ces deux éléments sont liés ?

Pas nécessairement. Chacun d'eux peut exister de façon indépendante de l'autre. Mais dans un roman de l'imaginaire, il est assez logique qu'il se rejoignent : la cruauté apporte une forte tension dramatique ; et le rêve permet de dépasser la réalité tout en exprimant l'inconscient. Cela dit, je ne suis pas sûr que ces deux thèmes soient aux cœur du cycle, ou du moins qu'ils soient les seuls à s'y trouver. On peut leur adjoindre le droit à la différence, le despotisme, la création artistique, la spiritualité, la vie après la mort, etc. Sans parler de ceux qui s'y sont glissés à mon insu, et qu'un lecteur extérieur aura plus de chances que moi de repérer.

Le Rêve… est aussi un cycle de fantômes, des ombres du passé presque omniprésentes aux spectres artistes du Petit Cabaret des morts. Et pourtant, tes romans sont écrits au présent, un temps qui n'est pas le plus courant dans l'Imaginaire. Pourquoi ce choix ?

J'ai fait ce choix après Khanaor pour me démarquer du roman d'aventures et de ce qu'il pouvait avoir de conventionnel. La Ville au fond de l'œil tranchait radicalement sur mes deux premiers ouvrages qui relevaient, l'un du space opera, l'autre de la high fantasy. Je traversais à ce moment là une crise existentielle assez grave, qui m'a conduit à me plonger dans l'univers schizoïde. Pour trouver une écriture adaptée à cet univers, j'ai choisi d'écrire à la première personne et au présent - deux expériences nouvelles. Par la suite, le présent s'est révélé le temps narratif qui me correspondait le mieux. Même si, dans certaines nouvelles situées dans un passé lointain, ou dans l'univers des contes, je reviens à la narration au passé.

Les noms de tes personnages ont des sonorités évocatrices, sont toujours chargés de sens. De Tom-Boulon à Bran Hadès, en passant par Moa-Tao, Alec Nymos ou Kantor Ferrier, comment baptises-tu tout ton univers ?

J'attache beaucoup d'importance au nom des personnages et des lieux. Pour les fabriquer, je dispose d'un certain nombre d'outils : un dictionnaire des prénoms, plusieurs dictionnaires de langues (finnois et breton en particulier), des ouvrages de mythologie. Soit j'utilise directement le nom qu'ils me fournissent, soit j'en modifie une lettre ou une syllabe, soit je cherche un anagramme qui sonne mieux, soit je colle deux mots brefs pour en former un plus long, et ainsi de suite. Selon le roman et/ou le personnage, je ne procède pas de la même manière. Dans Hadès Palace, par exemple, la plupart des noms viennent de la mythologie grecque : les trois ministres, Alec Nymos, Joss Heac'h et Rhad Matteo dérivent des trois juges des enfers, Minos, Éaque et Rhadamanthe. Tom-Boulon comme Lily-Rhum sont désignés par une de leurs caractéristiques : l'activité manuelle du régisseur, le petit verre d'alcool de la voyante. Bran Hadès est bien sûr le dieu des enfers, mais son prénom, Bran, veut dire corbeau en breton. Le fils qu'il a eu - sans le savoir - avec une gitane se nomme Alvar Cuervos, cuervo signifiant corbeau en espagnol. La filiation est donc présente. Le prénom Alvar, en revanche, s'est imposé à moi par sa seule sonorité.

De surcroît, je veille à ce que dans chaque roman, les noms des personnages soient diffèrent autant que possible mes uns des autres, de manière à être faciles à reconnaître. En particulier, il n'y en jamais deux dont le prénom commence par la même lettre.

Tes personnages, touchants, ambigus, incarnés, sont une des grandes forces du Rêve… D'où viennent-ils ? Dans quelle mesure t'y impliques-tu ?

Ils peuvent venir d'une personne que je connais, d'une célébrité actuelle, d'une figure historique, d'un acteur ou d'un personnage qu'il incarne, d'un inconnu croisé dans la rue : les sources sont très nombreuses. La plupart de mes héros sont un mélange de plusieurs modèles. Par exemple, Kantor Ferrier vient d'un croisement entre Stephen Jones (fils de Jim Jones, le gourou de la secte Le Temple du Peuple) et Angel (le vampire interprété par David Boreanaz dans la série éponyme) : donc un individu réel et un héros de fiction.

Pour chaque personnage, pendant la période de construction du roman, j'établis une fiche signalétique indiquant son nom, son âge, sa profession, ses caractéristiques physiques, ses modèles, son caractère, ses goûts, ses objectifs, etc. Ensuite, pendant la rédaction, je m'identifie à lui au maximum, qu'il soit censé être sympathique ou non. Bien sûr, il m'est plus facile de m'identifier aux « gentils » qu'à certains « méchants » pour lesquels j'ai tendance à forcer le trait. Mais c'est un défaut que je m'efforce de corriger : chacun d'eux doit avoir sa chance, même les plus odieux, même les plus ridicules. Si je me rends compte, à la relecture, qu'un personnage négatif est trop caricatural, je retravaille son aspect physique, ses gestes, ses paroles, pour lui conférer davantage d'ambiguïté - et donc le rendre plus intéressant.

Quant aux personnages positifs, je vis avec eux, je souffre avec eux, je meurs avec eux. De ce point de vue, l'écriture du premier jet d'un roman est une vaste catharsis, où les émotions de mes héros sont les miennes. Je fonctionne comme un acteur qui nourrit son personnage de son propre vécu, à ceci près que je dois nourrir plusieurs personnages à la fois, et que ceux-ci ont souvent des points de vue et des ressentis opposés. C'est un bel exercice de schizophrénie !

Le Rêve… a aussi quelques sources d'inspiration autobiographique. Est-ce quelque chose que tu revendiques ?

Tout à fait, oui. La plupart des drames qui ont ébranlé ma vie se retrouvent dans mes romans : la mort de ma grand-mère maternelle dans Khanaor ; le suicide d'une parente et amie psychotique dans La Ville au fond de l'œil et Rivage des intouchables ; les ravages du sida, dans Rivage, également ; la perte de mon compagnon dans Le Jongleur interrompu. J'aurais encore d'autres exemples. Cela dit, le texte final n'est jamais la traduction exacte de ce que j'ai vécu. En écrivant, j'opère un brassage entre toutes sortes d'événements réels ou fictifs, revisités, métamorphosés, je brouille les pistes, j'inverse les rôles. Bref, pour dire le vrai, je mens à longueur de chapitre. Sinon, ce ne serait pas drôle !

Tes romans vont jusqu'au bout de la destruction, de l'inhumanité, voire de l'Enfer. Te semble-t-il important d'entraîner le lecteur plus loin qu'il n'imaginait aller, ou est-ce un dommage collatéral ? - ici, je pense aussi à ta défense des transfictions, qui transgressent les limites des genres, et bousculent un certain confort de lecture.

La question qui se pose à moi n'est pas de savoir où j'entraîne le lecteur, mais plutôt d'aller aussi loin que l'exige la logique fictionnelle. Le problème de la transgression me tient beaucoup à cœur, parce que durant toute ma jeunesse j'ai mis un point d'honneur à respecter les interdits. En particulier celui qui pesait alors sur l'homosexualité, et m'empêchait tout simplement d'être moi-même. À partir du moment où, grâce à la psychanalyse, j'ai réussi à m'en affranchir, les autres ont perdu leur caractère sacré. Donc j'ai pu les considérer d'un œil calme, et me demander s'il était intéressant ou non de les transgresser.

En ce qui concerne les limites de genre, je les ai très vites ressenties comme contraignantes, et j'ai consacré beaucoup de temps et d'énergie à les faire voler en éclats. Sur le plan de la thématique, en revanche, je n'ai pas le sentiment, comme tu le dis, d'aller « jusqu'au bout de la destruction, de l'inhumanité, voire de l'Enfer ». Mes scènes érotiques restent toujours discrètes. Et pour ce qui est de l'inhumanité, Sade dans la fiction littéraire et nombre de tyrans dans l'Histoire sont allés infiniment plus loin. Il suffit de repenser au noir chaos qui a précédé ma naissance : mes enfers sont bien sages en comparaison.

Le Rêve… a connu des fortunes éditoriales diverses : deux romans chez un éditeur, les deux suivants chez un autre, le cinquième encore ailleurs… d'abord dans des collections de littérature "blanche", puis de SF et d'Imaginaire… Que t'inspire ton statut d'inclassable ?

Un mélange de fierté et d'amertume : de fierté parce que j'ai accompli un parcours inhabituel et réalisé une œuvre qui ne ressemble à aucune autre ; d'amertume parce que si je compte quelques lecteurs très fidèles, le moins qu'on puisse dire est qu'ils ne sont pas nombreux. J'ai beau avoir obtenu quelques prix et être soutenu par les critiques, mes romans sont notoirement des worst-sellers. Un statut lié à cette trajectoire éditoriale bizarroïde, où il joue le double rôle de cause et de conséquence, et que je ne conseille à personne ! Il n'y a pas très loin d' inclassable à inconnu. J'espère que la réédition complète du Rêve du démiurge au Bélial' me permettra de sortir de cette impasse.

Tu as une réputation d'auteur sombre, tu es le chantre du "merveilleux noir", et pourtant tes romans finissent plutôt positivement dans l'ensemble : personnages qui s'apaisent, se trouvent ou se retrouvent, se construisent de nouvelles familles, de nouveaux équilibres… Alors, pour toi, qu'est-ce qui l'emporte : le tragique ou l'optimisme ?

Le tragique, bien entendu. Seulement, je me sens une responsabilité vis à vis de mes lecteurs. Leur vie est déjà assez difficile : ils n'ont pas besoin que j'en rajoute. Et, en ce qui me concerne, l'écriture d'un roman a aussi pour but de me reconstruire moi-même. J'ai beau tourmenter mes personnages à longueur de chapitre, les faire mourir et pire encore, je m'arrange toujours pour qu'à la fin il reste une lueur d'espoir. Enfin… Presque toujours !

Tu tiens à ce que chaque livre du Rêve… puisse être lu de manière indépendante. Cependant, LA question qu'on m'a expressément demandé de te poser, c'est : par quel roman conseilles-tu de commencer la lecture du cycle ? Quelle est la meilleure porte d'entrée ?

En fait, il y en a deux. Soit on commence par le début, L'ombre d'un soldat, et l'on suit le cycle dans l'ordre chronologique, lequel est d'ailleurs l'ordre de parution. Soit on veut s'immerger tout de suite dans l'atmosphère fantastique : là, je pense que le plus indiqué est Nuit de colère, à la fois autonome par rapport aux précédents et représentatif de l'atmosphère d'ensemble.

Est-ce que, depuis les débuts du cycle, l'évolution du paysage littéraire et/ou ton activité parallèle de chercheur ont influencé ton écriture ?

C'est plutôt mon évolution dans le paysage littéraire qui l'a influencée, dans la mesure où j'y ai rencontré deux groupes d'auteurs, Limite et La Nouvelle Fiction, avec qui j'ai réfléchi et travaillé. Ce sont ces deux rencontres qui m'ont amené à la frontière de la littérature générale et de l'imaginaire, dans cette zone que j'ai baptisée « transfictions ».

Quant à mon activité de chercheur en narratologie, elle m'a permis de développer mes réflexions sur ce thème, mais aussi sur d'autres, comme la genèse d'un roman ou la gestion des dialogues. Sur cette question des dialogues, notamment, la pratique de l'écriture et l'étude théorique se sont enrichies mutuellement, ce qui a été pour moi un grand bonheur. 

Et en guise de dessert, la tarte à la crème : et maintenant, quels sont tes projets ?

J'adore les desserts. Dans l'immédiat, je termine une nouvelle pour Bifrost : elle raconte l'histoire du petit frère de Pinocchio. Par ailleurs, depuis plus d'un an, j'écris des chansons (texte et musique), dont je réalise l'enregistrement et l'accompagnement avec le logiciel GarageBand. L'objectif serait - si tout va bien - d'en faire un CD.

Côté romans, je dois remanier le neuvième volume du Rêve du démiurge, Abîme du rêve. Après quoi, il faudra sans doute revoir un peu les précédents pour la réédition de l'ensemble. Et ensuite, je pense reprendre mon tout premier roman, jamais publié, et en utiliser certains éléments dans une histoire différente, où interviendront des voyages dans le temps, ainsi qu'un type de héros que j'adore depuis des lustres mais n'ai encore jamais utilisé : le vampire.