Début d’une seconde semaine entièrement consacrée à la Maison d’Ailleurs. Je dois rendre vendredi un second article, consacré cette fois à la bande dessinée, toujours en rapport avec le « post-apo » qui sera le sujet général de notre prochaine exposition temporaire, centrée autour de Stalker, le film de Tarkovski adapté du roman d’Arcadi et Boris Strougatski. Je propose à Marc de faire un papier qui montrera comment la BD, en particulier en France, prend, dans le courant des années septante, le relais de la littérature pour traiter du motif particulier qu’est le post-atomique. J’ai envie de parler de l’œuvre de deux vieux copains trop tôt disparus, Claude Auclair – créateur de Jason Muller et de Simon du Fleuve, sur qui j’avais publié un article dans l’un des premiers numéros de mon fanzine A&A, en 1977… et Michel Crespin, auteur quant à lui de Marseil et de Armalite 16. Je parlerai aussi de Jeremiah de Hermann dont j’avais adoré les premiers épisodes. L’idée est de montrer ce qui, dans le réel, nourrit ces séries – j’ai ma petite idée : reprise en main idéologique par la droite pompidolienne au lendemain de mai 68, émergence du nouveau western et résurgence des guerres indiennes avec Wounded Knee, mythe revu et corrigé du bon sauvage/indien/hippie, tentation de la « tabula rasa », etc. Je sens assez bien mon sujet et l’approche que j’ai envie d’adopter. Marc accepte ma proposition. Chic Planète (même atomisée…) ! A part ça, les affaires reprennent : le Musée des Confluences, à Lyon, m’invite à venir « conférencer » début novembre, sous forme d’une performance à définir. J’accepte de principe, restera à réfléchir à la nature de ma performance : texte lu/dit/joué sur une musique électro-acoustique ? A voir la semaine prochaine.