Samedi 11 mai 2013

Départ de Jiji et Annie pour Saint-Etienne. On se revoie la semaine prochaine – puisque je dois aller travailler à Lyon. L’après-midi, je ne parviens pas à y échapper : ma chérie m’entraîne dans une zone commerciale du coin pour acheter des vêtements. C’est vrai que mes caleçons commencent à se découdre (je ne mets que des caleçons), que mon stock de chaussettes noires (je ne mets que des chaussettes noires) approche du point critique à force de mettre à la poubelle celles qui s’ouvrent au talon (la faute à mes sabots !), que mon stock de T-shirts troués et/ou tâchés de peinture est devenu bien plus important que mon stock de T-shirts décrétés "mettables" (un truc de fille, ça, moi je les trouve tous mettables…). Les filles n’ont décidemment pas les mêmes critères d’appréciation que les garçons au registre de la "mettabilité" des vêtements : la preuve, aussi encombrées soient leurs penderies, elles n’ont "jamais rien à se mettre". Alors que n’importe quel mec à un calefouette et un T-Shirt Gaston Lagaffe (ou "Frites of the Moules", pour les plus anciens) disponibles, qui ne demandent qu’à être enfilés. Etant pour la paix dans les ménages – en particulier dans le mien – j’achète donc quelques caleçons, quelques T-shirts et quelques paires de chaussettes (noires) ; après négociation, j’achète aussi un nouveau pantalon. Ça me rappelle (enfin, pas tout à fait, quand même !) la période où je jouais à l’écrivain gothique et champagnisé, chasseur de filles et abonné aux bars VIP, en costard noir et cravate en cuir, les ongles peints et le cheveu bidouillé, ambiance total Yin. C’était il y a tellement longtemps que j’ai l’impression de parler de quelqu’un d’autre – d’ailleurs, je parle de quelqu’un d’autre… Là, c’est du vêtement passe-partout, genre campagnard propre sur lui. Juste ce qu’il faut pour que les gens ne me demandent pas d’argent dans la rue – et ne m’en proposent pas non plus !... (quoi que, si vous voulez m’envoyer de l’argent, pas de problèmes, ça alimentera mes bonnes œuvres).

Lundi 13 mai 2013

Le poquet de haricots de la plate-bande aux aromatiques a bien levé, mais il a été bouffé dans la nuit par les escargots. Du coup, je leur fais la chasse – ils se planquent à l’ombre des pieds de thym et de sarriette, tout autour et au-dessous des pierres plates qui empêchent les adventices de les étouffer. Après avoir posé un barrage de mines anti-personnelles, version limace, je sème quatre nouveaux poquets au même endroit ou presque. J’en profite pour semer également deux poquets au milieu des souches de noisetiers – il y a là du compost de feuilles à l’état de poudre, sur plusieurs dizaines de centimètres de profondeur ; ça ne devrait pas être trop mauvais pour les haricots ! Mise en place de nouveaux cartons à patates, dans le prolongement de ceux installés il y a quelques jours. Et dix nouveaux radis dans mon assiette : carrément l’overdose (ils sont énormes !).