Entre deux averses, tamisé d’autres brouettes de compost pour obtenir un terreau fin et sans déchet. Préparé une boîte en carton (33cm x 33cm, sur 30cm de haut) posée directement sur le sol : une grosse pierre plate au fond sert de lest, 5cm de BRF assurent une réserve de nourriture en profondeur et un stockage d’eau, 25cm de terreau dans lesquels des scorsonères (Scorzonera hispanica, bien que son origine n’ait rien d’ibérique mais soit plutôt caucasienne) vont pouvoir se développer à l’aise. Planté en lignes et en quinconces vingt-neuf semences – pas une de plus, pas une de moins. La scorsonère (féminin), alias salsifis noir (bien qu’il n’existe aucun lien d’ordre botanique entre les salsifis et les scorsonères), possède une longue racine charnue, un peu comme la carotte mais de couleur noire. Elle nécessite donc un sol très profond, léger et très propre afin que les racines ne soient pas gênées dans leur croissance. La scorsonère se cuisine comme le salsifis mais son goût est beaucoup plus fin. C’est un légume magnifique, cultivé pendant des siècles mais désormais quasiment oublié – on le revoit depuis une dizaine d’années sur les marchés bios. Les semences ressemblent à des petits morceaux de paille, d’environ 1,5 à 2 cm de long. On les sème à 2cm de profondeur, en mars/mai (pour une récolte en été) ou en août/septembre (pour une récolte au printemps suivant). Il me restait une poignée de graines assez anciennes – j’ignore quelle est leur durée germinative… peut-être que mes semences ne valent plus tripette ! On verra. Une prochaine fois j’essaierai d’en cultiver dans de la paille à la place du terreau – comme les pommes de terre.