Gelée matinale, il fait seulement 9°c ce matin, dans le chalet. La nuit a été fraiche. Tamisé une dizaine de nouvelles brouettes de compost avant de l’étaler à la surface des bancs de plantation, directement sur le broyat, en bandes étroites et de plusieurs centimètres d’épaisseur. Semé directement sur ces lits de terreau des fleurs de protection – toujours du souci jaune (Calendula officinalis) et des œillets du jardinier (Tagete patula 'Nana') dont il me reste un peu de semences. Etalé également deux carrés de terreau pour y semer des radis longs de dix-huit jours longs – en dépit de ce que leur nom laisse suggérer, les radis de dix-huit jours sont bons environ vingt jours après la levée et celle-ci peut demander dix à vingt jours… donc il n’est pas rare que vos radis de dix-huit jours demandent, en réalité, quarante jours avant d’arriver dans votre assiette ! Comme disait le philosophe gaulliste Charles Pasqua, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Et la journée n’est pas finie : empli quatre pots de mon bon terreau pour y semer du basilic, de la ciboulette et de la sarriette – mis tout cela sous la serre, aligné sur une large planche soutenue par des tabourets récupérés je ne sais plus quand (mais il y a longtemps). Egalement mis en place dans la serre une caisse en bois, sans fond (posée sur du carton, toutefois), de quarante centimètres de côté et haute de vingt, emplie de terreau (j’arrive à la fin du stock tamisé aujourd’hui), dans laquelle sont immédiatement semées des petites carottes rondes. Je ferai des plantations identiques (radis, carottes) dans quelques temps, ailleurs, afin d’étaler les récoltes.