Mort du dessinateur Fred à l’âge de 82 ans. Tchao, l’artiste. Contraste douloureux : entendu ce matin Bernard Werber sur France Inter, faire la promotion de son nouveau roman : Troisième Humanité. Curieux, puisque le livre est paru en octobre dernier, mais bon… Entre autres perles, Werber, en bon journaliste scientifique (puisqu’il se plaît à se considérer de la sorte), nous a expliqué que les dinosaures avaient disparu à cause d’une météorite qui est tombée sur la Terre et qui a « modifié la gravité ». C’est nouveau, ça vient de sortir… comme disait Coluche. J’ai longtemps pris Werber pour un neuneu mégalomane – mais gentillet, au fond, après tout il ne fait de mal à personne, pour autant que l’on estime qu’il vaut mieux que les gens lisent des livres mineurs plutôt que ne rien lire du tout. Mais du coup, je me demande s’il ne serait pas, à l’occasion, un peu idiot ? Un quart d’heure plus tard, le bon Bernard affirme sans sourciller : « L’intelligence artificielle est toute proche du passage à la conscience artificielle ». Correction : Werber n’est évidemment pas idiot : sa formation et son parcours montrent qu’il s’agit de quelqu’un de cultivé et qui s’exprime de manière claire et argumentée (au moins oralement) mais bon… Disons qu’il serait plutôt un mélange assez épatant de cintrage et d’hallucination, entre Jimmy Guieu et Von Daniken sur le plan conceptuel, proche de Richard-Bessière quant à la maîtrise de la langue française, l’ensemble relevant peu ou prou de la psychiatrie, tant ce qu’il affirme à tout bout de champ est délirant ! Ou alors, il a un remarquable fournisseur de substances ? Que ses livres se vendent reste pour moi une immense énigme. Journée bulbes d’été. L’après-midi, tamisé quelques brouettes de compost bien dégradé pour obtenir un terreau fin et sans débris. Empli plusieurs très gros pots pour y planter une Agapanthe, trois Lys blancs (Lilium oriental white), et une dizaine de Montbretia rouges. Egalement planté en pleine terre, dans la plate-bande sous la fenêtre du chalet, une quinzaine de bulbes de Liatrus spicata blancs. Paillé avec de l’écorce de pin – il me restait un demi-sac.