Lundi 18 mars 2013

Pluie glacée, violentes rafales de vent toute la journée. Pas chic planète. Réfléchi et pris des notes pour un projet de livre sur ce que l’on pourrait nommer, faute de mieux, le fantasme de l’autosuffisance alimentaire. Si le projet m’accroche, j’aurai bien sûr l’occasion d’en reparler dans ce blog.

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Mardi 19 mars 2013

Journée au jardin. Fini de remplir la première lasagne. Coupé à nouveau plein de noisetiers. Alors, les lasagnes, comment ça marche ? Facile. On commence par construire un bac à plantation (voir mon post de vendredi). Longueur : deux mètres, simplement parce que c’est la longueur des planches que je récupère. Largeur : quatre-vingt centimètres, parce que ça permet d’atteindre sans difficulté le milieu du bac, sans jouer à Mister Fantastic ou à Elastiman (ou à Chewing-gum-man, super-héros moins connu que les deux précédents mais pratiquant lui aussi l’élongation des membres…), voire à Tooms, le type qui s’allongeait tellement qu’il parvenait à passer par la tuyauterie du petit coin, dans deux épisodes de la première saison des X-Files. Ah, ils foutaient la trouille, ces épisodes ! Bref. Une fois le bac construit, on déploie au fond un carton bien propre, genre carton empaquetant les étagères de chez Ikéa. Le carton empêche les mauvaises herbes de remonter, en particulier le chiendent, et il attire les vers de terre – qui ne tardent pas à se passer le mot comme quoi il y a de la bouffe gratuite dans le coin. Il n’y a rien de mieux que les vers de terre pour aérer la terre, favoriser le passage de l’eau, et préparer le chemin pour les racines des plantes. Entre nous : il n’y a que les abrutis qui bêchent leur jardin et retournent la terre ! Bien arroser le carton, puis commencer à étaler des couches – d’où le nom de lasagnes. L’idée générale est de mettre ce qu’on a. Donc, en ce qui me concerne, je commence par de l’herbe fraichement coupée (ça fait un fond riche en azote), puis du broyat de branchages divers (en ce moment je recycle les tailles de noisetiers), puis du terreau de feuilles (j’en ai plein), puis du vieux compost de tontes de l’an dernier (ça ressemble vaguement à du fumier et c’est plein de bonnes bactéries), puis encore du broyat (j’en ai décidément plein en ce moment). Quand on a fini, on oublie.

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