Journée passée au jardin. Déplacé les deux groseilliers plantés au printemps dernier en bordure du grand cercle aux mimosas. L’endroit ne leur a pas convenu (mauvaise exposition ? ou trop grande concurrence avec les racines des mimosas qui, décidément, me cassent les pieds…). Récupéré également un vieux groseillier planté dans un ancien jardin médiéval que j’avais créé il y a une bonne douzaine d’années et dont personne ne s’occupe plus depuis belle lurette. Le buisson est énorme, avec de très grosses racines et de nombreux rejets sur le point de percer la surface. Éclaté la touffe de racines en plusieurs morceaux. Avec ces divers pieds, j’ai constitué un petit rang de groseilliers devant la cuisine de la petite maison, là où, pendant des années, j’ai cultivé des fraisiers – l’été dernier leur a été fatal, ils n’ont pas tenu le coup sans arrosage pendant mes deux semaines de virée à la montagne. Mis en place de nouvelles bordures de bois pour délimiter cette nouvelle planche de groseilliers – le rab a été utilisé pour encadrer un gros pied de buis planté là par ma grand-mère paternelle il y a une cinquantaine d’années ! Également délimité une autre plate-bande où poussent déjà quelques plantes – dont un Euonymus japonicus aureo-marginatus qui s’obstine à grandir de travers, une Azalea japonica stewartoniana rouge et un Trachelospernum jasminoides. Ces deux derniers ne se plaisent visiblement pas ici, peut-être à cause de la proximité d’un muret en pierres de taille de récupération que j’ai monté il y a deux ans, je suppose que l’érosion rend la terre trop alcaline. Il va falloir déplacer tout cela. La conception d’un jardin entre souvent en collision avec le réel : ce serait une erreur d’essayer de contraindre des plantes à pousser là où elles s’obstinent à végéter. Le végétal entre en résistance plus facilement que l’humain qui, trop souvent, se résigne à une vie de merde… Finalisé ces aménagements avec une bonne couche de paillis (le bois broyé jeudi et vendredi) et de l’écorce de pin (autour du vieux buis). Ce fut une première journée quasi printanière – ne serait-ce le vent froid qui s’est levé en fin d’après-midi, et la température qui a brusquement dégringolé dès que le soleil s’est couché. Ce matin, en rentrant de Bordeaux, il faisait à peine 7°c dans le chalet – comme il faisait moins froid à l’extérieur, j’ai cette fois encore laissé la porte ouverte toute la journée, et la température était grimpée à 17°c vers 18h. Je pense qu’il a du faire 20°c sous abri. C’est bien. Il faut que la terre se réchauffe avant de penser à semer quoi que ce soit.