Première journée au cours de laquelle la porte du chalet reste ouverte : il fait plus chaud dehors que dedans. Ou moins froid, au choix. Acheté un grand treillis vertical et six longues bordures d’une vingtaine de centimètres de haut, en bois. Ce genre de petit matériel d’aménagement de jardin, vendu en grandes surfaces et jardineries, ne vaut en général pas tripette : le bois est mal coupé, sans tenir compte du sens des fibres ni de la présence de nœuds, et les assemblages sont faits à l’agrafeuse. Un coup de marteau mal placé lors de la mise en place et tout éclate. Là, pour une fois, ça a l’air taillé dans du bois ayant suffisamment séché – et il est assez épais pour que je puisse renforcer l’agrafage pour des pointes et des vis. De règle générale, les grandes bordures dotées de trois piquets pour les enfoncer dans le sol, sont inutilisables : il y a forcément un piquet qui se désolidarise en cours d’opération. Il faut donc d’abord enlever le piquet central et le remplacer par un petit morceau de rondin de même largeur et de même hauteur que la bordure (ou tout bonnement scier la partie biseautée du piquet, mais c’est toujours dommage de gaspiller un piquet qui peut servir par la suite), puis il faut consolider l’attache des piquets aux extrémités, avec des vis (inutile d’utiliser des vis chromées qui valent la peau des fesses, les vis ordinaires durent plus longtemps que le bois des bordures – cela étant, un traitement à l’huile de lin, écolo, garantit une durée de vie de largement plus de dix années). Et opter pour un maillet en bois, pour la mise en place. Avec quelques précautions et un zeste de savoir-faire, ces bordures font leur petit effet et sont bien pratiques.