Mercredi 27 février 2013

Encore une nuit bien froide. Réveillé par des crampes dans les mollets. Rendormi avec peine. A nouveau 7°c au matin, dans le chalet. Comme hier. Par contre, la température monte rapidement à l’extérieur, grâce à un beau soleil dans un ciel sans nuage. La contrepartie sera sans doute une prochaine nuit froide. En prenant mon café, j’entends DSK piquer une crise suite à la publication d’un livre écrit par une de ses anciennes maîtresses. Après une tirade anti-tout-le-monde, ou peu s’en faut, le hobbit priapique a cette sortie sublime et sidérante : « Où est la morale dans tout cela ? ». Purée ! Plus gonflé, tu meurs. Après un second café, je passe la journée à broyer les noisetiers et les lauriers coupés à l’automne, et à faire un peu de nettoyage dans la plate-bande contre le mur est du chalet, avant d’y étaler une bonne couche d’écorce de pin. Il me reste un peu de temps (et d’énergie) pour dégager de la vigne vierge qui l’étouffe un des mirabelliers retournés à l’état sauvage, avant de le tailler.

Jeudi 28 février 2013

Disparition à l’âge de 53 ans de Daniel Darc, chanteur et fondateur de Taxi Girl, groupe de new wave qui connut son heure de gloire – en particulier avec "Cherchez le garçon". J’ai croisé l’homme – de loin – à l’occasion d’une tournée, dans les années 80. Connu et réputé dans le monde la musique, Daniel Darc avait pour profonde ambition de se faire reconnaître aussi en tant qu’écrivain. Il a travaillé pendant des années sur un projet de roman – à un moment, il a laissé entendre que le titre de travail en était L’Ange glacé. Je ne sais pas ce qu’est devenu ce manuscrit. Dans la pratique, Darc a publié seulement quelques nouvelles ça et là. Je crois qu’il souffrait de cette situation. D’origine juive, il s’était tourné vers le protestantisme après une longue période de dérive, à la manière de ces "born again" étasuniens (voir mon post du 16 février). Tchao, man.