13°c à 9h15. Ca s’améliore. Mais pas ma glycémie qui recommence à grimper à toute allure, comme l’an dernier quand il a commencé à faire aussi froid. Je me rends bien compte que ma vue baisse et que j’ai tout le temps soif. Je n’ai pourtant rien changé dans mon alimentation, alors ? Je ne sais pas quoi faire. Travailler. Dernière ligne droite quant à la rédaction du nouveau guide qui sera remis aux visiteurs de la Maison d’Ailleurs. Il me restait juste à faire quelques coupes – une dizaine de milliers de signes, tout de même, pour dégraisser mes historiques de la bande dessinée et du cinéma de science-fiction. Au courrier, petit chèque de Rivière Blanche correspondant à mes droits des deux dernières années d’exploitation (comme on dit) de mon recueil. Je suis depuis quelques jours en pourparlers épistolaires avec un nouvel éditeur. Depuis deux ou trois ans, je reçois régulièrement des propositions de rééditions de mes romans et essais épuisés (quasiment tous !) ou d’éditions en recueils cohérents de mes nouvelles (une bonne centaine, publiées ici ou là). Je n’ai jamais trouvé l’énergie de donner suite. Ce n’est pas que je n’ai pas envie – enfin, ce n’est pas vraiment cela… un peu quand même, toutefois. En tout cas, je n’ai pas l’énergie de me replonger dans mon "oeuvre" passée. A une époque, je pense que je pouvais, avec une certaine légitimité, me considérer comme un écrivain – au moins j’étais quelqu’un qui écrivait et publiait des livres, certains récompensées par des prix littéraires, d’autres traduits à l’étranger. Ca n’a jamais été très loin, mais bon… j’existais. Mais cela fait quasiment dix ans que je n’ai plus écrit de fiction – mais uniquement des articles dans des catalogues d’expositions, des essais, des notices pour des encyclopédies, etc. Le genre de trucs que n’importe qui de pas trop idiot, possédant un peu de savoir faire quant à la matière de trouver et d’exploiter de la documentation, peut réaliser. Ecrire de la littérature, c’est autre chose. Plus personne ne sait que j’ai publié des livres considérés en leur temps comme pas trop mauvais. Moi-même m’en souviens à peine. Ecrivain, Œuvre… Ca fait à la fois un peu has-been, et un rien mégalo ! Non ? A part ça, le CD Atlas consacré à Chicago – à l’époque on disait Chicago Transit Authority – est, comme je m’y attendais un daube relative. Ce CD date de 1993. J’en possédais le contenu mais au format K7, éditée en 1987 sous le titre Beginnings. On y trouve sept morceaux live, uniquement du très lourd ("Questions 67 & 68", "25 or 6 to 4", "I’m a Man", "Beginnings"…) provenant des deux premiers doubles albums sortis en 1969 et 1970. Ca doit donc être un enregistrement datant de 1970 – environ. Six des sept morceaux (à l’exception du très long "Liberation", 16 minutes) ont par la suite fait l’objet, en 2001, d’une édition en CD, dans une de ces collections vendus en solderie ou à la sauvette sur les marchés, dont on ne sait pas trop qui les édite et/ou s’il ne s’agirait pas un tout petit peu de CDs pirates… La collection s’appelle "Forever Gold", le CD simplement tiré Chicago porte la référence FG054. Le son est certes globalement médiocre mais curieusement le mixage est convenable. Disons que ça se laisse entendre – à défaut de se laisser véritablement écouter. Et puis il y a les improvisations échevelées, intempestives et géniales de Terry Kath, à la guitare – bien plus sage sur les enregistrements studio ! De fait, ça donne juste envie d’aller les écouter, ces enregistrements studio… sauf que je ne les ai qu’en vinyle, et pas tous. Et que mes platines arrivent en fin de vie : même la Technics à entraînement direct, avec sa cellule Shure. Il va bien falloir que je m’achète une nouvelle platine un de ces jours… mais c’est un vrai problème, car en matière de hi-fi (je parle du milieu et haut de gamme d’il y a trente ans), on trouve relativement facilement (et à bon prix) des amplis, tuners, équaliseurs, et même des énormes enceintes, du genre à trois voies avec un boomer de 12 ou 15 pouces… mais, par contre, c’est difficile de trouver une très bonne platine vinyle. D’une part, il s’agit de matériel fragile – donc le maillon faible des chaînes anciennes ; d’autre part, les DJs et autres néo-vinyleurs ont ces dernières années fait grimper les prix. Sales gosses !