La conclusion de mon post d’hier quant à la présence de la nature de Bouddha dans tout ce qui existe, et donc dans la capacité d’Eveil résidant en toute créature dotée de conscience, m’oblige à considérer que les individus par moi désignés sous l’expression – que l’on me pardonne de m’auto-citer – de "crétins de néo-ruraux et autres crypto-banlieusards qui nous ont envahis, tous obsédés de la tondeuse à gazon et intox du désherbant", possèdent également en eux la Nature de Bouddha. Avouons que, quelque part, cela semble ressortir à une faille conceptuelle dans le corpus théorique du Bouddhisme. Bon, je plaisante – mais j’avoue avoir la compassion volontiers redoutable. En fait et dans la pratique, je n’ai jamais le moindre problème tant existentiel que relationnel avec les termites, les capricornes, les fourmis, les pies, les chouettes, les piverts, les couleuvres, les roitelets, les limaces, les buses, les mouches, les araignées, les orvets, les escargots, les vers de terre, les guêpes, les crapauds, les lézards, les étourneaux, les merles, les frelons, les grives… et toutes les autres créatures avec lesquelles je partage mon espace vital (et accessoirement la production de mon potager et de mes arbres fruitiers). Alors que je dois faire un effort –parfois incommensurablement épuisant – pour supporter la plupart des êtres humains, tant je les vois trop souvent comme de simples mais redoutables parasites, dépourvus de toute sensibilité mais gorgés d’arrogance et suintant d’un égocentrisme forcené, ne contribuant absolument en rien à la nécessaire Harmonie universelle. Ce qui me rappelle ce post déjà ancien où j’évoquais l’avènement de l’Homme Transversal, évoluant en Pleine Conscience, tout en redoutant que le principal frein à cette évolution indispensable ne soit l’homme ordinaire, constitué – partout de par le monde – en hordes barbares et dévastatrices. Que faire ? Que faire ?