Plus ça change…

Les histoires de super-héros sont un éternel recommencement. Au fil des ans, puis des décennies, on les voit développer des super-pouvoirs, affronter des armées de super-vilains, perdre leurs super-pouvoirs, en récupérer d’autres, changer de costume, changer d’identité, mourir, ressusciter, se marier, faire des gosses, perdre femme et enfants, les récupérer, divorcer, re-mourir, re-ressusciter, révéler leur identité secrète, la cacher à nouveau, se faire cloner, prendre leur retraire, reprendre du service, re-re-mourir, re-re-ressusciter. Au bout de quelques années ou décennies, à force de réécriture, de changements de scénaristes, de direction et de retours aux sources, l’histoire des super-héros devient à ce point alambiquée et incompréhensible pour qui n’a pas un doctorat en comicologie, que la seule décision sensée est de tirer un trait sur toute l’histoire et de repartir à zéro. C’est ce que l’éditeur DC Comics a fait en 1986 avec la maxi-série Crisis on Infinite Earth, mettant un terme à presque cinquante ans d’histoires pour repartir sur des bases saines. Et c’est ce qu’il a refait l’an dernier en redémarrant l’intégralité de ses séries.

C’est à cette « renaissance des super-héros » que le label Urban Comics nous invite à assister dans les trois nouvelles revues qu’il vient de lancer : DC Saga, Batman Saga et Green Lantern Saga. Chacune réunit à son sommaire quatre séries différentes. Il est à noter qu’Urban Comics a décidé de publier certaines d’entre elles (Justice League, Batman et Green Lantern pour les citer) dans deux formats différents, en kiosque et en librairie, tandis que d’autres seront uniquement disponibles en album (Wonder Woman et Catwoman dont je vous entretiendrai prochainement, en attendant Animal Man, Swamp Thing, Aquaman ou le très intéressant Action Comics par Grant Morrison). Sur les 52 titres mensuels publiés aux Etats-Unis par DC Comics, un bon tiers devrait être traduit.

Des trois nouvelles revues Urban Comics, DC Saga fait un peu figure de magazine fourre-tout. On y trouve pêle-mêle la Justice League de Geoff Johns et Jim Lee, Superman par George Perez et Jesus Merino, Flash par Francis Manapul et Brian Buccellato, ainsi que, plus inattendu car moins vendeur, Supergirl par Michael Green, Mike Johnson et Mahmud Asrar.

Le but premier de Justice League semble être de remettre à zéro les compteurs de l’univers DC. L’action s’y déroule cinq ans avant les autres séries, au moment où les premiers super-héros font leur apparition dans cet univers. Pour Geoff Johns, c’est l’occasion dans ce premier épisode de mettre en scène la première rencontre entre Batman et Green Lantern, en attendant que Superman fasse à son tour son entrée. Un pur plaisir de fanboy donc : Johns ne réinvente rien, il se contente de s’amuser avec ses jouets tous neufs. Green Lantern est encore un gamin exubérant, Batman est déjà un taiseux inquiétant. De son côté, Jim Lee assure le spectacle : hélicoptères de combat lancés en pleine ville à la poursuite des héros, attaque terroriste, chasse au démon dans les égouts de Gotham, l’amateur en aura pour son argent. Rien de nouveau au programme, pas une once d’originalité, cette Justice League est pour l’instant aussi spectaculaire que vide. C’est joliment exécuté, certes, mais ça n’en est pas moins le degré zéro des histoires de super-héros.

Côté Superman, le vétéran George Perez, au scénario et aux crayonnés, a opté pour un classicisme presque désuet. Ce qui, après la lecture de l’épisode de la Justice League, peut passer pour un compliment. Même s’il tente de moderniser un chouïa l’univers de son héros en démolissant l’ancien immeuble du Daily Planet pour le remplacer par des locaux flambant neufs où les journalistes sont invités à troquer leur vieille machine à écrire contre une webcam, le récit lui-même, avec son vilain générique menaçant la tranquillité des rues de Metropolis, ainsi que le découpage de Perez et le dessin de Jesus Merino, donnent à cet épisode une patine rétro ma foi pas désagréable. La seule nouveauté notable concerne la relation Clark Kent – Lois Lane, qui marque une nette rupture avec ce qui a été fait ces dernières années.

La série la plus prometteuse pour l’instant me semble être Flash, par Francis Manapul et Brian Buccellato. On savait déjà que leur dessin allait bien au personnage, on les découvre ici également scénaristes inspirés. A partir d’un point de départ lu mille fois – le retour d’un ami d’enfance perdu de vue depuis des années – ils aboutissent au terme de ce premier épisode à une situation pour le moins intrigante. Pas sûr que les explications soient à la hauteur, mais pour l’instant, l’idée et la réalisation sont suffisamment accrocheuses pour qu’on ait envie d’en savoir davantage.

Quant à Supergirl, les scénaristes Michael Green et Mike Johnson repartent à zéro puisque ce premier épisode marque l’arrivée sur Terre de la demoiselle. Qui est-elle, d’où vient-elle et que fait-elle là ? Il faudra attendre encore pour les réponses, tant elle est occupée ici à se frotter aux robots de combat venus l’accueillir. Pour l’instant, on se bornera donc à apprécier les planches très énergiques de Mahmud Asrar.

Batman Saga est, comme son nom l’indique, consacré aux différentes séries mettant en scène l’homme chauve-souris de Gotham (Batman, Detective Story et Batman & Robin), auxquelles vient s’ajouter Batgirl par Gail Simone et Ardian Syaf.

Pas de révolution pour les bat-titres : Bruce Wayne se dissimule toujours sous le masque du héros, et ses fils, réel ou spirituels, sont toujours dans les parages. Scott Snyder, scénariste souvent inspiré dans les pages de Detective Comics, poursuit son travail dans les pages de Batman. Il est accompagné au dessin de Greg Capullo, artiste qui a longtemps pastiché le style de Todd McFarlane dans les pages de Spawn (une influence toujours très présente dans son trait), et qui s’avère être tout à fait à l’aise dans l’univers gothique de Gotham City. Pas grand-chose à dire sur le scénario pour l’instant, qui ne démarre réellement que dans les dernières pages de l’épisode.

Detective Comics est écrit et dessiné par Tony Daniel, autre artiste à avoir travaillé autrefois sur Spawn. L’ambiance y est encore plus sombre, voire sordide, et même carrément crapoteuse lors d’une dernière scène à ne pas faire lire à votre grand-mère. Une énième confrontation entre Batman et le Joker, qui ne se distingue que par la complaisance avec laquelle Tony Daniel met en scène cette rencontre et ses conséquences. Evidemment, à force de jouer dans la surenchère, le résultat est plus risible qu’horrible.

Peter Tomasi et Patrick Gleason s’en tirent mieux dans les pages de Batman & Robin, même si là encore la série met en scène un vilain aux méthodes excessivement brutales. Gleason signe comme toujours des planches débordant d’énergie, et le scénario de Tomasi insiste avant tout sur les relations conflictuelles entre Batman et son fils. La dynamique du duo fonctionne bien, et permet de faire de Batman un portrait moins monolithique qu’à l’accoutumée.

Si les trois titres consacrés à Batman ne marquent pas une rupture nette avec ce qui a précédé, il n’en va pas de même pour Batgirl, qui voit Barbara Gordon endosser à nouveau le costume de la super-héroïne. Depuis plus de vingt-ans, la jeune femme se trouvait en fauteuil roulant, après sa rencontre avec le Joker dans les pages du Killing Joke d’Alan Moore et Brian Bolland. Elle a désormais retrouvé l’usage de ses jambes, mais reste très marquée par ce traumatisme, à tel point que lorsqu’un criminel pointe un revolver sur elle, elle perd tous ses moyens. Difficile dans ces conditions de tenir son rôle… La scénariste Gail Simone connait bien le personnage pour l’avoir longtemps mise en scène dans la série Birds of Prey. Pourtant, son traitement ici laisse à désirer. Les situations et les réactions des personnages sont caricaturales et, malgré un vilain intriguant qui tue des individus ayant miraculeusement échappé à la mort des années plus tôt, la sauce a du mal à prendre. Et les médiocres dessins d’Ardian Syaf ne font que renforcer cette impression.

L’univers des Green Lanterns ne semble pas avoir été touché par le reboot généralisé de l’univers DC. Les évènements qui se déroulent dans les quatre séries au sommaire de Green Lantern Saga font directement suite à la Guerre des Green Lantern parue en début d’année dans Green Lantern Showcase. Ainsi la série principale voit-elle Sinestro prendre la place d’Hal Jordan en tant que protecteur de la Terre. Une situation qui ne peut être que temporaire, et qui pour l’instant permet surtout à Geoff Johns de s’amuser à faire d’Hal Jordan un serial loser. Doug Mahnke est toujours au dessin, c’est le principal attrait de cette série pour l’instant.

De leur côté, dans Green Lantern Corps, John Stewart et Guy Gardner tentent vainement de retrouver une vie normale, l’un comme prof de sport, l’autre comme architecte. Difficile lorsqu’on passe le plus clair de son temps à affronter des menaces cosmiques aux quatre coins de la galaxie. D’ailleurs celle que l’on découvre dans ses pages ne fait pas dans la demi-mesure et aurait plutôt tendance à génocider à tour de bras. Peter Tomasi et Fernando Pasarin restent aux commandes de ce qui continuent d’être la meilleure série consacrée aux Green Lanterns.

A l’inverse, on ne peut que regretter de constater que Tyler Kirkham sévit toujours dans les pages de Green Lantern : New Guardians. Ses planches sont à ce point vilaines qu’il est difficile de s’intéresser au scénario de Tony Bedard, pourtant pas inintéressant dans ses premiers développements.

La vraie nouveauté au sommaire de DC Saga, c’est Red Lantern, par Peter Milligan et Ed Benes, consacré au Corps mené par le peu fréquentable Atrocitus. Là où les Green Lanterns sont les représentants de l’ordre aux quatre coins de l’univers, les membres du Red Lantern Corps sont des créatures enragées et particulièrement instables. Au dessin, Ed Benes en fait des tonnes pour accentuer le côté monstrueux et dément des personnages. Quant au scénario, on attendra un peu pour en juger. Peter Milligan est l’auteur de quelques œuvres majeures, de Shade à X-Statix en passant par Human Target, mais il ne s’est montré que rarement inspiré dans le registre super-héroïque traditionnel. Wait & see donc…

… Plus c’est la même chose.

Alors qu’Urban Comics lance trois nouveaux titres, Panini a subitement décidé d’arrêter toutes ses revues mensuelles… pour les relancer dès le mois prochain (certaines sous un nouveau titre). Une décision qui semble avoir été prise dans la plus grande précipitation, bousculant le sommaire des sorties de juin afin de boucler la majorité des récits en cours. La raison annoncée est le passage pour l’ensemble de ces revues de 96 à 112 pages (à l’exception de Wolverine et Deadpool, qui passeront de 48 à 64 pages), ce qui leur permettra de proposer 5 séries par revue au lieu de 4. Un choix qui s’explique par le fait que les séries Marvel sont passées de 22 à 20 pages depuis quelques temps, ce qui obligeait Panini à saucissonner certains épisodes. Le choix de redémarrer toutes les revues au numéro 1 peut toutefois paraitre très artificiel, d’autant plus que la plupart de ces magazines ont été relancés il y a moins d’un an et demi.

Première conséquence de ce chamboulement éditorial : la mini-série Schism, qui devait durer jusqu’en août, est bouclée dans les pages de X-Men 16. Le récit de Jason Aaron confirme la bonne impression laissée par ses premiers épisodes, malgré une conclusion sans surprise. La meilleure idée de cette histoire reste le nouveau Club des Damnés, dont le plus âgé des leaders ne doit pas avoir plus de douze ans. Jason Aaron met en scène une galerie de petits merdeux absolument abjects qui vont coller une peignée mémorable à leurs illustres ainés. Les deux derniers épisodes voient Cyclope et Wolverine s’affronter pour le leadership des X-Men, échangeant marrons et grands discours éthiques sur près de quarante pages. Un duel qui n’a d’autre but que de préparer le lancement de la nouvelle série Wolverine & the X-Men, à paraitre à partir du mois prochain dans les pages de la revue Wolverine. Côté dessins, la mini-série aura bénéficié de la participation de quelques pointures, dans des styles cependant tellement différents que le passage de l’un à l’autre ne se fait pas sans heurts (c’est le cas ici lorsqu’Alan Davis succède à Daniel Acuna). Et certains sont loin de signer leur meilleure prestation (Frank Cho la fois dernière, Adam Kubert ce mois-ci). Dans l’ensemble, Schism reste plutôt réussi, même s’il repose sur un concept assez artificiel.

Comme souvent, la lecture de X-Men Universe s’avère plus distrayante que celle de sa revue cousine. Victor Gischler y conclut les aventures des X-Men et des FF (la Fondation du Futur qui a succédé aux Fantastic Four) dans le triangle des Bermudes, où ils croisent le chemin d’un personnage qui devrait rappeler quelques souvenirs aux plus anciens lecteurs : Skull the Slayer. Dans les années 70, il fut le héros d’une éphémère série parue en France dans Titans. Le scénario de Gischler renoue avec cet univers très pulp : monde perdu, créatures préhistoriques et extraterrestres belliqueux sont au rendez-vous de cette aventure joliment illustrée par Jorge Molina sur deux épisodes, plus médiocrement par Mirco Pierfederici sur le troisième.

Dans un registre fort différent pour ne pas dire ultra-violent, Uncanny X-Force poursuit son récit consacré à Archangel et la Dark Angel Saga. De retour de l’ère d’Apocalypse, les membres de l’équipe doivent faire face à leur ancien coéquipier, et le résultat est sanglant. Par le soin qu’il apporte à la caractérisation de ses personnages, Rick Remender continue d’empêcher la série de sombrer dans la surenchère et le grand-guignol auxquels elle semblait pourtant promise, et Jerome Opena fournit une fois encore des planches superbes – bien aidé par la mise en couleurs splendide de Dean White.

Restons encore un peu dans l’univers des mutants, le temps d’évoquer la parution de X-Men Classic 2, qui réédite les premiers épisodes d’Excalibur. Lancée en 1988 par Chris Claremont et Alan Davis, cette série reprenait des personnages développés à l’origine pour le marché britannique (Captain Britain et sa compagne Meggan) qu’elle associait à quelques X-Men en vacances prolongées (Kitty Pryde, Rachel Summers et Nightcrawler). Alors que les X-Men s’enfonçaient dans des récits de plus en plus sombres au fil des ans, Excalibur au contraire permettait à Claremont de signer des récits d’aventure souvent joyeusement foutraques, en particulier grâce à une belle galerie de vilains plus déjantés les uns que les autres. On en a un premier aperçu dans ces quelques épisodes, où l’équipe à peine formée doit affronter des bestioles capables d’enfiler des corps humains comme de vulgaires pardessus, mais aussi Gatecrasher et ses collaborateurs aux pouvoirs aussi invraisemblables que leur physique. Près de vingt-cinq ans après leur parution originale, ces histoires n’ont pas perdu grand-chose de leur fraicheur. Et si les dialogues de Claremont sont parfois trop verbeux, les planches d’Alan Davis en revanche, encrées par Paul Neary, sont toujours aussi somptueuses.

Ceux qui pensaient être débarrassés de Norman Osborn après la fin de Dark Reign vont être déçus : le vilain fait son retour dans les pages de Spider-Man Universe 2 et de Marvel Icons 17. Le premier magazine publie la mini-série Osborn, par Kelly Sue DeConnick et Emma Rios. Le criminel y est enfermé dans une prison secrète, en compagnie de quelques personnages aussi dangereux que lui. Evidemment, il ne lui faudra pas longtemps pour retourner la situation en sa faveur… Geôles secrètes, coups tordus politiques, agents doubles et manipulations, DeConnick utilise quelques grosses ficelles mais tient dans l’ensemble son récit. Elle en profite pour introduire quelques nouveaux personnages au potentiel assez prometteur. Autre point positif : les dessins d’Emma Rios, dans un style très influencé par Paul Pope, qui éloigne cette mini-série des canons esthétiques habituels des histoires de super-héros.

On retrouve certains des personnages de cette mini-série dans les épisodes de New Avengers au sommaire de Marvel Icons, dans lesquels Norman Osborn passe à la vitesse supérieure et reforme ses Dark Avengers pour les lancer une nouvelle fois à l’attaque de ses ennemis jurés. Rien de très inattendu dans cette histoire, sous la plume de Brian Michael Bendis les personnages créés par Kelly Sue DeConnick deviennent brusquement beaucoup moins intéressants, et sous le crayon de Mike Deodato Norman Osborn continue de ressembler à Tommy Lee Jones.

Dans Marvel Stars, outre la suite assez réussie des nouvelles aventures de Hulk par Jason Aaron et Marc Silvestri, on trouve les derniers épisodes des Secret Avengers scénarisés par Warren Ellis. Jusqu’à présent, la série peine à trouver son identité propre, et je ne suis pas sûr que ces épisodes l’y contribuent beaucoup. Chaque histoire est indépendante des autres, et Ellis ne se soucie guère de cohérence ou de continuité. Ca tombe bien, ce n’est pas pour ça qu’on l’aime. Comme dans les précédents numéros, Warren Ellis s’amuse à lancer en l’air quelques concepts plus ou moins farfelus et tente d’en tirer une histoire. Ca ne fonctionne pas toujours, mais quand c’est le cas le résultat vaut le coup d’œil. Ici, on a droit en vrac à des mafieux shootés à la poudre de Grands Anciens, à des expériences nazies sur des artefacts extraterrestres, et à un yo-yo temporel se déployant sur plusieurs décennies. Comme en plus la partie graphique est assurée par des pointures, par ordre d’apparition Michael Lark, Alex Maleev et Stuart Immonen, il serait criminel de passer à côté de ces épisodes.

Terminons par Avengers 6, dernière-née des revues consacrées à l’univers des Vengeurs. Le Thor de Matt Fraction continue d’être d’une insignifiance assez sidérante, même si au dessin Pasqual Ferry réalise une jolie prestation. La conclusion du premier arc de Captain America par Ed Brubaker et Steve McNiven déçoit encore plus, sans doute parce qu’on en attendait davantage. Le scénariste a réalisé un travail digne d’éloges sur l’univers de ce personnage ces dernières années, pourtant ses premiers épisodes depuis le redémarrage de la série ne présentent guère d’intérêt : un énième adversaire issu de la Deuxième Guerre Mondiale, un scénario confus et des enjeux peu captivants. Quant aux dessins de Steve McNiven, ils manquent toujours aussi cruellement de dynamisme.

Reste les trois derniers épisodes de la maxi-série The Children’s Crusade, qui mettent un terme à la saga des Young Avengers, partis à la recherche de la Sorcière Rouge. Des années après House of M qui avait vu la disparition de la quasi-totalité de la population mutante de l’univers Marvel, le scénariste Allan Heinberg scelle le sort de la responsable de cet évènement. On s’est énormément agité au cours de ce récit : affrontements entre héros, course-poursuite aux quatre coins de la planète, voyages temporels, le fait est que le récit n’a connu aucun temps mort. Une fois passée toute cette agitation, que reste-t-il ? Pas grand-chose. Heinberg a rempli son contrat, résolu quelques intrigues qui trainaient depuis des années. Comme tout grand évènement qui se respecte, on assiste à la résurrection d’un héros, à la mort d’un autre. Du travail bien fait, certes, mais de manière trop mécanique pour être vraiment emballant. Reste le plaisir de retrouver le dessinateur Jim Cheung, toujours aussi à l’aise avec ces personnages.

En kiosque :

cosmicomics-2012-06-1-dcsaga1.jpgcosmicomics-2012-06-1-batmansaga1.jpgcosmicomics-2012-06-1-greensaga1.jpg

DC Saga 1, Urban Comics, 96 pp. 5.60 €
Batman Saga 1, Urban Comics, 96 pp. 5.60 €
Green Lantern Saga 1, Urban Comics, 96 pp. 5.60 €

cosmicomics-2012-06-1-xmen16.jpgcosmicomics-2012-06-1-wmenuniv16.jpgcosmicomics-2012-06-1-xmenclassics2.jpg

X-Men 16, Panini Comics, 96 pp. 4.10 €
X-Men Universe 16, Panini Comics, 96 pp. 4.70 €
X-Men Classic 2, Panini Comics, 128 pp. 5.90 €

cosmicomics-2012-06-1-spideruniv2.jpgcosmicomics-2012-06-1-marvelicons17.jpgcosmicomics-2012-06-1-marvelstars17.jpg

Spider-Man Universe 2, Panini Comics, 128 pp. 5.70 €
Marvel Icons 17, Panini Comics, 96 pp. 4.70 €
Marvel Stars 17, Panini Comics, 104 pp. 4.70 €

Avengers 6

Avengers 6, Panini Comics, 104 pp. 4.70 €