<p>Pour une raison inexplicable, il semble bien qu’il n’y ait ce soit aucun film avec Steven Seagal sur les chaînes de la TNT ? Alors qu’il y en avait, hier soir, rien moins que quatre : <i>Mercenary</i>, <i>Justice Sauvage</i>, <i>A Dangerous Man</i> et <i>Traque sans merci</i>, sur des chaînes obscures comme NRJ12 ou TMC. En somme, ça fait une moyenne. Sinon, pour faire suite à mon post de jeudi sur Jannick Top et pour ceux de mes lecteurs intéressés par le matériel de musique et le gros son (ou par la musique des années septante, ce qui est la même chose), et qui seraient curieux de mes conclusions personnelles quant à ce qui sonne ou pas, je dirais – après avoir repris mon souffle – qu’au cours de ces quasiment quatre décennies passées à faire du bruit, lorsqu’il m’est arrivé de tenir la basse dans des groupes de rock ou de même de jazz-rock (nul n’est parfait), lorsque donc je n’y tenais pas la guitare, les meilleures configurations scéniques, de mon point de vue, furent les suivantes. J’ai joué pendant quelques années sur une Fender Precision, sur une tête Hi-Watt 100 W à tubes (un double push-pull de EL34), sur un baffle de type MI 100 (un gros machin revêtu de skie blanc, avec deux 38 cm Celestion) et plus tard avec un second baffle également artisanal doté d’un 46 cm à dôme et d’un 38 cm. J’ai joué, par la suite, sur une basse active Aria Pro II à manche conducteur, toujours sur la même tête Hi-Watts mais pilotant deux voix de théâtre artisanales en bois genre médium, monstrueusement lourdes, copiées sur des JB Lansing, et chacune équipée d’un haut-parleur de 46 cm et d’une décompression genre bass-reflex… Je dois dire que la tête d’ampli culminait à 2,20 m au-dessus des voix de théâtre empilées, et que faute d’être assez loin de cette installation, j’en avais les cheveux largement décoiffés. C’était le bon temps. En cherchant un peu, on doit pouvoir trouver une ou deux photos de scène dans des bouquins sur le rock français. Personnellement, il me reste de cette brève période simplement la Aria Pro II – qui a d’ailleurs joué sur scène lors du spectacle d’inauguration de l’Espace Jules Verne de la Maison d’Ailleurs (photo sans doute quelque par t sur le site de la MdA ?) ; mais là, elle était branchée sur une table de mixage, elle-même branchée en stéréo sur deux petits amplis Fender. D’où la question : comment faisait-on pour trimballer des trucs aussi lourds dans des camions aussi pourris sans y laisser nos vertèbres ? On était vraiment des malades… ;o)) Réponse : on y a partiellement laissé nos vertèbres – en sus de nos oreilles.</p>

<p><br />
</p>