Ce midi, j’ai récolté ma première courgette de l’année. Seize centimètres pour deux cents quatre-vingt grammes. Entre les deux pieds qui prospèrent devant les fenêtres du chalet, il y a une bonne dizaine de courgettes en cours. Chic planète. Je l’ai ramenée à la cuisine, l’ai gentiment à demi pelée au couteau économe et découpée en fines tranchouillettes, puis l’ai mis à frissonner dans un rien d’huile d’olive – avant d’ajouter un tout petit peu d’eau et de couvrir pour que ça finisse de cuire à l’étouffée. Au cours de ces quelques minutes d’attente, j’ai récolté (aux ciseaux) sept ou huit feuilles de salades – il y a dix pieds de salade à couper, de cinq variétés différentes, dans deux jardinières posées sur le rebord de la fenêtre, hors d’atteinte des escargots : cela me permet d’avoir trois récoltes dans la semaine, l’an prochain j’en mettrai davantage. Les feuilles de salades ont tapissé l’intérieur d’un bol dans lequel j’ai déposé une grosse poignée de graines germées – bien entendu de ma récolte personnelle et permanente ; le tout arrosé d’un trait de vinaigre de miel que fabrique un des cousins de ma chérie, qui vit de ses ruches. Et pour conclure, je suis allé cueillir une grosse poignée de fraises. Si c’est pas le bonheur, ça y ressemble.