Lundi 21 mai

Publicité pour la marque Simply Market diffusée à la télé : on voit des bananes au prix de 0,97 euros le kilo, et une voix off explique « Je ne vous dis pas tous les efforts qu’on a du faire pour les vendre à ce prix-là toute l’année ! ». Ouais. Moi, j’ai plutôt l’impression que ce sont les producteurs du tiers-monde qui ont du sacrément se serrer la ceinture pour que la grande distribution puisse continuer de se faire des couilles en or tout en faisant croire qu’elle diminue ses marges. Et le CSA – aussi inutile que complice des exploiteurs – laisse passer ce genre de publicités répugnantes et foutage-de-gueule !

Mardi 22 mai

Rebelote : Luc Ferry fait le beau cette fois sur France Inter. Sur le coup de 11h41, alors que Saint-Luc vient d’expliquer que ce qu’il préfère en musique c’est Ray Charles, les Rolling Stones et les Beatles, le pianiste de l’émission démarre une intro beatelisante aisément identifiable (plus connu, il n’y a pas !). Et Luc Ferry, spécialiste autoproclamé de l’œuvre des Beatles, de s’exclamer : « Ah oui ! Let it Be ! ». Sauf qu’il s’agissait de l’intro de All You Need is Love. En langage djeunz, je crois qu’on appelle "ça" un bouffon, non ?

Mercredi 23 mai

Certains indices me donnent à penser que je serais peut-être en train d’entrer dans le vingt-et-unième siècle. Ainsi, j’ai, ce jour, téléchargé l’application gratuite Kindle pour PC afin de pouvoir me procurer le numéro dix de la revue étasunienne Beat, dans lequel figure un article sur le va-et-vient philosophique de Jack Kérouac entre catholicisme et bouddhisme. Je dois avouer que l’offre impressionnante de documents Kindle téléchargeables gratuitement sur Amazon, et réellement intéressants, m’incite à acheter une de ces fameuses "liseuses" – je crois que c’est ainsi que cela s’appelle ? Ce serait tout de même plus pratique que de lire sur l’écran de mon PC. Hélas, je m’aperçois qu’il en existe trois modèles et je ne comprends strictement rien au tableau comparatif de leurs possibles. Qui saura me dire s’il y a une raison valable de ne pas acheter le modèle le moins cher ? A part ça, j’ai coupé une bonne partie des fleurs des ciboulettes afin de me faire un petit vinaigre aromatisé de derrière les fagots. La recette est simple : entasser les fleurs dans un bol, recouvrir d’un vinaigre doux (de cidre ou de vin blanc), laisser mariner deux semaines à l’ombre et au frais, filtrer et embouteiller. Chic planète ! Demain matin, départ à l’aube pour Lyon.