Virée à Andernos, sur le bassin d’Arcachon. Vent soutenu et pluie intermittente. Dommage pour les exposants de la Fête des Plantes organisée tout près de chez les parents d’Anita. Je cherche depuis un bon moment un plant d’hysope, les miens n’ont pas résisté à la vague de froid de février et j’apprécie le petit goût des feuilles, dans les salades. Je n’ai pas davantage de chance ici. Les plantes aromatiques sont pourtant très à la mode : tout un chacun en installe dans son jardin ou, au minimum, dans une jardinière posée sur un rebord de fenêtre. Et pourtant, on trouve de moins en moins de diversité dans les jardineries ou sur les marchés. Pour les épices, j’ai un bon petit réseau de fournisseurs, entre les épiciers arabes du quartier Saint-Michel et des Fossés, les biocoops du coin et surtout Eurasie, grande surface spécialisée, en banlieue. Mais pour les plantes, je galère souvent pour trouver les variétés qui m’intéressent – et l’achat par correspondance est risqué. Suite de mes achats sur Amazon de livres vendus à un centime – j’ai commencé à recevoir (envoi par avion depuis le Royaume Uni et/ou les Etats-Unis) des livres commandés la semaine dernière, au même tarif. Je continue de ne pas comprendre comment l’opération peut être rentable pour les vendeurs, a fortiori pour des grands formats reliés, très lourds. Certes, il s’agit pour la plupart de livres provenant de bibliothèques et déclassés ou encore d’ouvrages soldés, et il est évident que les vendeurs les récupèrent gratuitement. Il y a quelques années, il y avait ainsi à Lausanne une bouquinerie tenue par une personne bénéficiant de ce que l’on appelle, en Suisse, un "programme d’occupation de chômeur" : une manière de maintenir les chômeurs de longue durée en activité, avec le sentiment d’avoir une place dans la société, même s’ils sont payés par l’assurance chômage. Mieux vaut, pour tout le monde que la collectivité (via l’impôt) finance des emplois subventionnés plutôt que payer les gens à rester chez eux et à déprimer en se sentant totalement exclus! Les particuliers venaient déposer dans cette bouquinerie les livres qu’ils ne souhaitaient pas garder – au risque de schématiser, disons que les Suisses lisent beaucoup et vivent souvent dans des petits appartements (au moins les urbains), et leur pouvoir d’achat est le plus souvent tel qu’ils n’ont pas le réflexe (ou la nécessité) de revendre d’occasion, comme le font les français. Alors, ils donnent ou déposent dans la rue. Et cette bouquinerie vendait tous les livres à des prix dérisoires ! Pour en revenir à ces vendeurs britanniques ou étasuniens, sans doute bénéficient-ils également d’une forme de gratuité postale (ou au moins d’un tarif symbolique) ? En tout cas, je me régale avec ces encyclopédies consacrées au jardinage, à la faune et à la flore, à la déco extérieure. Soirée TV avec Adèle Blanc-Sec, le film, que je n’avais jamais vu. Plutôt bien. Drôle et truffé de références à la culture populaire – BD, cinéma…