Hier soir, j’ai aperçu le second candidat qui m’a fait l’effet d’être le fils illégitime de Zébulon et de Calamity Jane, ascendant bandit corse. Avec l’autre, ça fait une moyenne. Acheté sur internet une paire de sabots de jardin, en caoutchouc vert – marre d’embourber mes pompes. Travaillé sur les deux prochains albums de ma petite maison d’éditions : scannes, retouches, montage, etc. Virée au Leader Price du coin – j’ai reçu il y a deux jours un bon d’achat de dix euros, valable à partir de cinquante euros d’achat : soit, en calculant bien, vingt pourcents de réduction ; amis radins, bonjour ! L’idée est d’acheter uniquement des produits que l’on a l’habitude d’acheter – et surtout pas de se dire « tiens, j’achèterais bien ça, pour voir, c’est un peu cher mais comme j’ai un bon de réduction… ». Là, vous vous piégez tout seul et devenez une capitalism victim (prononcer : "capitaliseume victime"). Non, non, il faut absolument faire ses courses comme d’habitude et acheter strictement les produits auxquels vous êtes habitués – certes en anticipant sur les besoins mais ce me semble globalement très sain. Du coup, en sus de la satisfaction d’avoir fait perdre dix euros aux actionnaires de Leader Price, je suis blindé en raviolis végétariennes bio, en huile d’olive, en lentilles vertes, en riz complet, en petits oignons à l’alcool, en café bio et équitable, etc. Profité d’une accalmie pour mettre en place mes bacs à pommes de terre – fabriqués avec des cartons cubiques enveloppés dans des grands sacs poubelle. Journée bien remplie.