Debout à cinq heures. La prise mâle de l’alimentation d’un de mes disques durs externes me claque entre les doigts alors que j’essaie – peut-être un peu trop fermement – de la connecter à un de ces boitiers multiprises de m… made in China. Encore heureux que l’alimentation ne se soit pas mise en court-circuit. Hélas, elle n’est pas davantage démontable que le boitier – foutu plastique embouti. L’une et l’autre partent direct à la poubelle. Depuis le début de l’année, c’est le deuxième boitier de prises femelles qui part à la poubelle, tout neuf, pour cause d’impossibilité absolue d’y ficher la moindre prise mâle. Évidemment qu’il vaut mieux payer cinq fois plus cher du matériel de marque, Legrand ou autre, qui fonctionne et dure, plutôt que ces saloperies fabriquées en Chine qui ne valent rien – simplement, dans mon fin fond de nulle part, on ne trouve que ces daubes à deux balles dans les supermarchés du coin. Je bois un café en admirant les joubarbes qui s’étalent et grossissent à vue d’œil. Le cousin repart en début d’après-midi. A moi de terminer le chantier – en particulier refaire la dalle de béton qui courrait le long de la petite maison et que nous avons du exploser pour passer la tuyauterie ; coulée dans les années soixante, elle était de toutes façons en coma dépassé – j’avais déjà posé des rustines à plusieurs endroits, ces dernières années. Bon. Tout fonctionne : il y a de l’eau et elle est chaude quand elle doit l’être ; et pas de fuite apparente. Cela me fait tout drôle d’avoir désormais une salle de bains et un évier dans la cuisine avec de l’eau chaude sur simple demande ! Plus besoin de faire chauffer de l’eau dans une casserole couverte et/ou de se laver à l’eau froide. Gasp ! Je réalise que je viens de me faire rattraper par le vingtième siècle – d’ici à ce que le vingt-et-unième finisse par me débusquer sous les branchages de ma cabane… Quelle horreur ! Vous m’imaginez avec, par exemple, un… téléphone… portable… ? (Ah, l’angoisse !).