Visite du MIM : le célèbre Musée des Instruments de Musique, installé sur quatre niveaux dans l’immeuble des grands magasins Old England, fleuron de l’Art Nouveau construit à la fin du XIX° siècle. Les collections du MIM sont riches d’environ 7000 instruments dont 1200 sont exposés. Le MIM a ouvert en juin 2000 – juste après que ma vie sentimentale m’ait fait remplacer les virées régulières à Bruxelles par une installation à mi-temps à Lausanne, en Suisse. Je n’ai donc jamais eu l’occasion de visiter ce musée. Ma déconvenue est hélas à la hauteur de la réputation internationale de l’institution ! Scénographie médiocre, sans inspiration, confuse et peu lisible ; système de casques infrarouges pour moitié en panne ; choix des bandes son peu judicieux, identification approximative des instruments lorsqu’elles ne sont pas tout bonnement sans rapport avec ce qui est présenté dans les vitrines (les vielles à roue sont illustrées par un tsoin-tsoin où l’accordéon domine !) ; présence de nombreux doublons alors que les manques sont criants ; datation souvent absente ou farfelue, en particulier pour les instruments "exotiques" venus d’Afrique ou d’Asie. Quant au vingtième siècle, les collections sont indigentes – contrairement à ce que laisse supposer la brochure publicitaire en faisant référence au théremin ; en réalité il n’y a aucun instrument remarquable (n’espérez pas voir une LesPaul Gold Top ou une Fender Nocaster !), le Korg MS 20 est présenté sans son séquenceur, la basse Fender est une entrée de gamme, les Ondes Martenot sont incomplètes de leurs systèmes de son – et présentées sans le moindre commentaire historique ou technique. Il y a des guitares et des synthétiseurs plus intéressants et rares dans ma petite collection personnelle (où tout a été récupéré dans les caves et greniers de vieux potes musiciens, ou acheté au poids sur ebay !) que dans le sous-sol consacré au vingtième siècle de ce musée. Dire que je suis déçu est peu dire…

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