Ce matin, à six heures, il faisait douze degrés dans le chalet. Pas croyable. J'ai quand même allumé le poêle à pétrole. A huit heures et quart, il faisait seize degrés. Un pur moment de rock 'n' roll. Travail en T-shirt, comme James Dean. J'ai passé la matinée à organiser mes notes concernant les collections de SF lancées en France en 1952/53 : Visions Futures, Grands Romans Sciences Anticipation, Temps Futurs, ainsi que les séries consacrées à Jean de la Hire. Puis j'ai commencé à rédiger ce chapitre de mon essai sur la SF Française dans les années 50. Demain, si j'ai un peu d'énergie, je m'occuperai du chapitre suivant dont le titre de travail est : "L'Art de la nouvelle : premières revues et derniers fascicules". A midi, la température était montée à dix-sept degrés. En dépit de l'isolation quasi inexistante du toit mais grâce au soleil de l'autre côté de mes doubles vitrages approximatifs. N'empêche, c'était carrément abuser. J'ai éteint le poêle et je suis sorti prendre l'air. Impossible de résister très longtemps à l'appel du tapis de feuilles de noisetiers déjà en cours de compostage. Trois brouettes plus tard, c'était l'heure du Earl Grey. La vie est belle.